.L'Elysée donnera l'exemple de la transparence et de la bonne gestion
Ségolène Royal propose cinq réformes pour que la Présidence de la République devienne républicaine.
1- Transparence: le vrai budget de l'Elysée intégrant la totalité des dépenses sera présenté au Parlement dans le cadre de la loi de finances
2- Contrôle: le budget de l'Elysée sera soumis au contrôle de la Cour des comptes
3- Suppression des dépenses à caractère privé: déplacements privés, vacances, famille. Cette règle vaudra pour le chef de l'Etat comme pour les membres du gouvernement
4- Réduction du train de vie de l'Elysée, avec l'objectif de réduire de moitié les frais de réception
5- Une commission évaluera l'utilité des bâtiments publics et des propriétés dépendant de l'Elysée et des ministères, leur coût de fonctionnement et la possibilité d'ouverture au public des parcs et jardins.
mardi 17 avril 2007
Ségolène Royal en meeting à Nantes
"Vous voulez le changement, vous ne le regretterez pas car le changement paisible, harmonieux, la force tranquille, elle est là devant vous" Rappelant la victoire de mai 1981, la candidate socialiste affirme que "c'est ce même type de rendez-vous que la France attend, c'est d'une alternance d'une aussi grande ampleur dont la France a besoin".
"Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser".
La France Présidente "sera la France des libertés publiques renforcées et de l'Etat impartial". "Il y a beaucoup à faire. L'enjeu de cette présidentielle, c'est l'Etat impartial, c'est de mettre fin à un Etat monopolisé par un clan, les puissances d'argent et lobbies de tous ordres" s'engage à " mener le combat contre la collusion et le favoritisme qui mine la république" et refuse "la sournoise mise sous tutelle politique" des magistrats. Elle promet également "le droit de vote pour les étrangers en situation régulière".
Ces réformes, "je les ferai parce que je suis une femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby, je n'ai personne à placer, je n'ai que vous", "ce sera le serment de Nantes : je resterai cette femme libre et solide, parce que là où je suis, c'est grâce à vous, c'est vous qui m'avez portée, qui m'avez faite, c'est à vous, peuple de France, que j'aurai à rendre des comptes".
"Si vous me faites présidente de cette France présidente, je viendrai régulièrement rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé, et non pas donné. Voilà le sens de mon engagement politique, voilà le sens de ma candidature".
"Seules les idées de gauche et de progrès, où les valeurs humaines vont l'emporter sur les valeurs boursières et financières, permettront à la France de se redresser".
La France Présidente "sera la France des libertés publiques renforcées et de l'Etat impartial". "Il y a beaucoup à faire. L'enjeu de cette présidentielle, c'est l'Etat impartial, c'est de mettre fin à un Etat monopolisé par un clan, les puissances d'argent et lobbies de tous ordres" s'engage à " mener le combat contre la collusion et le favoritisme qui mine la république" et refuse "la sournoise mise sous tutelle politique" des magistrats. Elle promet également "le droit de vote pour les étrangers en situation régulière".
Ces réformes, "je les ferai parce que je suis une femme libre, je ne dépends d'aucune puissance d'argent, d'aucun lobby, je n'ai personne à placer, je n'ai que vous", "ce sera le serment de Nantes : je resterai cette femme libre et solide, parce que là où je suis, c'est grâce à vous, c'est vous qui m'avez portée, qui m'avez faite, c'est à vous, peuple de France, que j'aurai à rendre des comptes".
"Si vous me faites présidente de cette France présidente, je viendrai régulièrement rendre compte du pouvoir que vous m'avez déposé, et non pas donné. Voilà le sens de mon engagement politique, voilà le sens de ma candidature".
La lutte contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants sera décrétée grande cause nationale.
Ségolène Royal annonce ses mesures à Nantes.
Ségolène Royal annonce un plan en cinq points contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, lors d'un déplacement à Nantes, où une jeune femme de 23 ans a été tuée la semaine dernière.
Elle rappelle que les violences faites aux femmes sera l'objet de la première loi qu'elle déposera, et déclare qu'il y aura "un volet très important sur la lutte contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants. Cette lutte sera décrétée grande cause nationale".
"Un dispositif sera organisé autour de cinq mesures concrètes, d'abord une action de prévention nationale avec des campagnes de prévention, ensuite la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les délinquants sexuels condamnés seront suivis. Toisièmement, il n'y aura plus une libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la non-violence et la non-dangerosité".
"Après la libération des délinquants sexuels, le bracelet électronique sera porté et il y aura un système de contrôle régulier". Enfin, la candidate socialiste insiste sur un "dispositif spécial pour les victimes, la gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que nécessaire".
Ségolène Royal annonce un plan en cinq points contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, lors d'un déplacement à Nantes, où une jeune femme de 23 ans a été tuée la semaine dernière.
Elle rappelle que les violences faites aux femmes sera l'objet de la première loi qu'elle déposera, et déclare qu'il y aura "un volet très important sur la lutte contre les délits et les crimes sexuels contre les femmes et les enfants. Cette lutte sera décrétée grande cause nationale".
"Un dispositif sera organisé autour de cinq mesures concrètes, d'abord une action de prévention nationale avec des campagnes de prévention, ensuite la construction de prisons spécialisées, dans lesquels les délinquants sexuels condamnés seront suivis. Toisièmement, il n'y aura plus une libération de délinquants sexuels si un comité d'experts ne garantit pas la non-violence et la non-dangerosité".
"Après la libération des délinquants sexuels, le bracelet électronique sera porté et il y aura un système de contrôle régulier". Enfin, la candidate socialiste insiste sur un "dispositif spécial pour les victimes, la gratuité des soins aux victimes et à leurs proches, aussi longtemps que nécessaire".
Séduits par Ségolène Royal, les sympathisants restent vigilants

Séduits par Ségolène Royal, les sympathisants restent vigilants
NANTES (Reuters) - A la sortie du meeting de Ségolène Royal au Zénith de Nantes lundi, de nombreux spectateurs se disent convaincus par la candidate socialiste tout en refusant de lui donner un "chèque en blanc".
"C'est sûr, on ne peut qu'adhérer à son discours, mais je n'ai pas confiance dans les textes. Les socialistes m'ont déjà déçue à ce niveau-là", déclare Colette Le Dantec, 54 ans, cadre dans le tertiaire qui assure avoir "toujours voté à gauche".
"J'ai bien aimé son discours militant : j'ai le sentiment de réentendre le discours de Mitterrand en 1981", note Marc, 53 ans, militant PS depuis plus de vingt ans.
Tout en remballant les drapeaux de la fédération de Loire-Atlantique, il explique que "la laïcité, les acquis sociaux, ce sont des choses importantes, pour nous les socialistes".
A ses côtés, Henriette, 63 ans, "ne regrette qu'une chose : qu'elle n'ait pas dit comment elle allait mettre toutes ses réformes en oeuvre". "Et puis j'ai peur qu'elle se fasse influencer, une fois au pouvoir", ajoute-t-elle.
CRESSON, "MANGÉE PAR LES MACHOS"
"On a un mauvais souvenir, c'est Edith Cresson", complète Marc, "elle s'était fait manger par les machos".
Sylvanus Tadé, 31 ans, est comblé.
"Pro-Fabius au départ", cet assistant commercial au chômage, casquette visée sur la tête, assure que Ségolène Royal "a convaincu tout le monde, sur tous les plans".
Assis sur le bitume à l'extérieur du bâtiment, Anthony Valmir, 30 ans, juge qu'"elle a remporté l'adhésion de la salle" car elle s'est adressée à toutes les "couches de la population".
"Dans mon entourage, certains doutent encore, entre Bayrou et Besancenot", nuance toutefois son ami Samuel Coutant, un commercial de 27 ans.
Roger et Patrick Nicollon, deux frères, sont restés à l'intérieur du Zénith, une bière à la main.
Adjoint au maire de Bouguenais (Loire-Atlantique), près de Nantes, Patrick était "plutôt Montebourg" mais se dit aujourd'hui convaincu, bien qu'"un peu dubitatif" sur la carte scolaire.
"Je connais des conseillers municipaux en Poitou-Charentes", assure-t-il. "Beaucoup disent qu'elle est dure, mais qu'elle est aussi très droite. C'est aussi une radine de l'argent public et ça, c'est vachement bien."
dimanche 15 avril 2007
C'est un problème que Nicolas Sarkozy ne puisse se rendre sereinement sur la totalité du territoire de la République.
Ségolène Royal s’est exprimée sur Radio J à propos du déplacement de Nicolas Sarkozy à Meaux (Seine-et-Marne) "dans une salle fermée" et avec "semble-t-il 325 policiers mobilisés. Cela prouve que ce candidat ne peut pas se rendre sereinement sur la totalité du territoire de la République.
C'est un problème. Il me semble que quelqu'un qui est candidat à l'élection présidentielle doit pouvoir prouver qu'il peut se rendre dans tous les espaces du territoire de la République".
Cela pose "une véritable interrogation" et démontre de Nicolas Sarkozy "qu'à la fois la méthode, le langage, les perspectives sont des méthodes de brutalité".
Ségolène Royal a observé que l'ex-ministre de l'Intérieur "n'insiste pas beaucoup sur son bilan en matière de sécurité".
La candidate socialiste a réaffirmé vouloir "substituer à la loi du plus fort la loi du plus juste".
C'est un problème. Il me semble que quelqu'un qui est candidat à l'élection présidentielle doit pouvoir prouver qu'il peut se rendre dans tous les espaces du territoire de la République".
Cela pose "une véritable interrogation" et démontre de Nicolas Sarkozy "qu'à la fois la méthode, le langage, les perspectives sont des méthodes de brutalité".
Ségolène Royal a observé que l'ex-ministre de l'Intérieur "n'insiste pas beaucoup sur son bilan en matière de sécurité".
La candidate socialiste a réaffirmé vouloir "substituer à la loi du plus fort la loi du plus juste".
Ségolène Royal à Achicourt
A Achicourt (Pas-de-Calais), Ségolène Royal a réagit aux propos de Nicolas Sarkozy sur la pédophilie.
"Je voudrais dire à quel point nous avons été choqués, bouleversés même, heurtés par les déclarations du candidat de l'UMP qui estime que la pédophilie est génétique.
C'est-à-dire qu'il n'y aurait aucune responsabilité dans ces actes, dans ces crimes abominables commis sur les enfants.
Moi qui ait été ministre de la Famille et de l'Enfance, je peux vous dire -et vous le savez d'ailleurs- que les pédophiles, les prédateurs d'enfants sont parfaitement conscients de leurs actes".
Si elle est élue, "les violences commises contre les enfants seront réprimées, seront pourchassées, seront sévèrement condamnées.
Elles seront éliminées parce qu'on apprendra à respecter l'enfance dès le plus jeune âge et qu'on saura mettre chacun devant ses responsabilités".
Ségolène Royal dit ne pas croire au "déterminisme. Je ne crois pas à cette idée abominable qui consisterait à trier les gens dès leur naissance".
"Je voudrais dire à quel point nous avons été choqués, bouleversés même, heurtés par les déclarations du candidat de l'UMP qui estime que la pédophilie est génétique.
C'est-à-dire qu'il n'y aurait aucune responsabilité dans ces actes, dans ces crimes abominables commis sur les enfants.
Moi qui ait été ministre de la Famille et de l'Enfance, je peux vous dire -et vous le savez d'ailleurs- que les pédophiles, les prédateurs d'enfants sont parfaitement conscients de leurs actes".
Si elle est élue, "les violences commises contre les enfants seront réprimées, seront pourchassées, seront sévèrement condamnées.
Elles seront éliminées parce qu'on apprendra à respecter l'enfance dès le plus jeune âge et qu'on saura mettre chacun devant ses responsabilités".
Ségolène Royal dit ne pas croire au "déterminisme. Je ne crois pas à cette idée abominable qui consisterait à trier les gens dès leur naissance".
Ségolène Royal invitée de Radio J
Quand on entend l'UMP changer d'avis sur le mode de scrutin, on sait que c'est parce qu'il y a des tractations avec le Front national.
Ségolène Royal est revenu sur la proposition de l'UMP Brice Hortefeux d'instaurer une part de proportionnelle dans le scrutin législatif.
Qu'à quelques jours du premier tour, "il y ait un changement aussi brutal dans la conception que l'UMP a jusque là défendu quant au mode de scrutin, c'est quand même un signe très clairement lancé en direction du Front national.
Quand on entend tout d'un coup l'UMP changer d'avis sur le mode de scrutin pour proposer une part de proportionnelle, on sait que c'est parce qu'il y a des tractations, des contacts supposés avec le Front national. Sinon, comment expliquer un tel revirement de l'UMP, opposée jusque là à toute proportionnelle.
l'objectif de la manoeuvre n'a pas été démenti par son auteur.
Le fait même de lancer ce message (...) n'est fait qu'à destination du Front national. Il n'est pas fait pour faire rentrer les Verts ou l'extrême gauche à l'Assemblée nationale".
Ségolène Royal a rappelé que le PS est favorable "depuis longtemps" à introduire une dose de proportionnelle dans le scrutin majoritaire et n'a pas, à l'inverse de l'UMP, "une posture opportuniste".
Ségolène Royal est revenu sur la proposition de l'UMP Brice Hortefeux d'instaurer une part de proportionnelle dans le scrutin législatif.
Qu'à quelques jours du premier tour, "il y ait un changement aussi brutal dans la conception que l'UMP a jusque là défendu quant au mode de scrutin, c'est quand même un signe très clairement lancé en direction du Front national.
Quand on entend tout d'un coup l'UMP changer d'avis sur le mode de scrutin pour proposer une part de proportionnelle, on sait que c'est parce qu'il y a des tractations, des contacts supposés avec le Front national. Sinon, comment expliquer un tel revirement de l'UMP, opposée jusque là à toute proportionnelle.
l'objectif de la manoeuvre n'a pas été démenti par son auteur.
Le fait même de lancer ce message (...) n'est fait qu'à destination du Front national. Il n'est pas fait pour faire rentrer les Verts ou l'extrême gauche à l'Assemblée nationale".
Ségolène Royal a rappelé que le PS est favorable "depuis longtemps" à introduire une dose de proportionnelle dans le scrutin majoritaire et n'a pas, à l'inverse de l'UMP, "une posture opportuniste".
Ségolène Royal plaisante sur les "fantaisies" à gauche
ACHICOURT, Pas-de-Calais (Reuters) - Ségolène Royal a plaisanté sur les appels de Michel Rocard et Bernard Kouchner en faveur d'une alliance avec l'UDF, se demandant pourquoi la droite ne connaissait pas ce "genre de fantaisies".
"Je fais comme tout le monde, je les écoute à la radio", a-t-elle expliqué dimanche lors d'une rencontre avec la presse après un discours à Achicourt, dans le Pas-de-Calais, regrettant que ça prenne sur "son temps de parole" dans les médias audiovisuels soumis à l'égalité entre candidats.
"Donc, s'il y a en a trois ou quatre qui continuent la semaine prochaine, j'ai plus de temps de parole !", a-t-elle ajouté en riant.
"Pourquoi ils n'ont pas ces fantaisies en face" - à droite -, "ces fritures sur la ligne ?", a-t-elle demandé sur le ton de la plaisanterie, ajoutant : "Il y a toujours moins de discipline à gauche, c'est quand même un problème, il est temps de mettre de l'ordre juste".
Michel Rocard et Bernard Kouchner, "personnalités au demeurant respectables", ont suggéré cette alliance "sans même me passer un coup de fil", a-t-elle souligné, précisant qu'elle n'avait "pas réussi à les joindre".
Interrogée sur l'effet de ces prises de position, elle a répondu : "c'est tellement baroque que je ne sais pas quel impact ça peut avoir, probablement que c'est peu important? sauf que ça prend sur mon temps de parole".
"Je fais comme tout le monde, je les écoute à la radio", a-t-elle expliqué dimanche lors d'une rencontre avec la presse après un discours à Achicourt, dans le Pas-de-Calais, regrettant que ça prenne sur "son temps de parole" dans les médias audiovisuels soumis à l'égalité entre candidats.
"Donc, s'il y a en a trois ou quatre qui continuent la semaine prochaine, j'ai plus de temps de parole !", a-t-elle ajouté en riant.
"Pourquoi ils n'ont pas ces fantaisies en face" - à droite -, "ces fritures sur la ligne ?", a-t-elle demandé sur le ton de la plaisanterie, ajoutant : "Il y a toujours moins de discipline à gauche, c'est quand même un problème, il est temps de mettre de l'ordre juste".
Michel Rocard et Bernard Kouchner, "personnalités au demeurant respectables", ont suggéré cette alliance "sans même me passer un coup de fil", a-t-elle souligné, précisant qu'elle n'avait "pas réussi à les joindre".
Interrogée sur l'effet de ces prises de position, elle a répondu : "c'est tellement baroque que je ne sais pas quel impact ça peut avoir, probablement que c'est peu important? sauf que ça prend sur mon temps de parole".
Ségolène Royal "debout" pour "mettre fin au règne de la droite"
ACHICOURT, Pas-de-Calais (Reuters) - Ségolène Royal a affirmé dimanche qu'elle était "debout" pour "mettre fin au règne de la droite" lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle.
"Je me bats parce que la France mérite mieux que ce qu'elle a, parce que je pense que la loi du plus juste doit remplacer la loi du plus fort", a déclaré la candidate socialiste devant plusieurs centaines de personnes rassemblées sous un grand soleil devant l'espace François Mitterrand à Achicourt.
"Je me bats avec vous parce qu'il est temps de mettre fin à ce règne de la droite qui a créé beaucoup de précarités, d'insécurités, de violences, d'inégalités, de provocations", a-t-elle ajouté.
"J'ai besoin de vous, de votre énergie, de votre courage, je compte sur vous, je tiens, je suis debout avec vous pour la victoire", a déclaré la candidate socialiste.
Lors de sa brève allocution, elle a peu attaqué ses adversaires, accusant seulement Nicolas Sarkozy "qui propose aujourd'hui de faire tout le contraire de ce qu'il a fait" lorsqu'il était au gouvernement.
"Un mouvement populaire est en train de se lever", a assuré Ségolène Royal, expliquant qu'elle avait "besoin du vote des femmes".
"On me dit que pour certaines femmes c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme, mais je leur dis que là aussi il est temps de mettre fin à des siècles d'injustice", a-t-elle expliqué.
"C'est le nouveau visage qu'aura le six mai au soir la Marianne de notre République", avait auparavant assuré Serge Janquin, premier secrétaire fédéral du Pas-de-Calais.
"Ségolène on t'aime et on veut ta victoire parce que ce sera la victoire de la France", a-t-il ajouté.
Louant la "générosité d'âme", "pleinement à gauche" et la "force de caractère qui nous mènera vers la victoire" de la candidate, Jack Lang, député du Pas-de-Calais, a déclaré de son côté qu'"il y a du François Mitterrand en elle", avant de proclamer "Vive la future présidente de la France!".
"Je me bats parce que la France mérite mieux que ce qu'elle a, parce que je pense que la loi du plus juste doit remplacer la loi du plus fort", a déclaré la candidate socialiste devant plusieurs centaines de personnes rassemblées sous un grand soleil devant l'espace François Mitterrand à Achicourt.
"Je me bats avec vous parce qu'il est temps de mettre fin à ce règne de la droite qui a créé beaucoup de précarités, d'insécurités, de violences, d'inégalités, de provocations", a-t-elle ajouté.
"J'ai besoin de vous, de votre énergie, de votre courage, je compte sur vous, je tiens, je suis debout avec vous pour la victoire", a déclaré la candidate socialiste.
Lors de sa brève allocution, elle a peu attaqué ses adversaires, accusant seulement Nicolas Sarkozy "qui propose aujourd'hui de faire tout le contraire de ce qu'il a fait" lorsqu'il était au gouvernement.
"Un mouvement populaire est en train de se lever", a assuré Ségolène Royal, expliquant qu'elle avait "besoin du vote des femmes".
"On me dit que pour certaines femmes c'est trop révolutionnaire que de voir l'Etat et la nation incarnés par une femme, mais je leur dis que là aussi il est temps de mettre fin à des siècles d'injustice", a-t-elle expliqué.
"C'est le nouveau visage qu'aura le six mai au soir la Marianne de notre République", avait auparavant assuré Serge Janquin, premier secrétaire fédéral du Pas-de-Calais.
"Ségolène on t'aime et on veut ta victoire parce que ce sera la victoire de la France", a-t-il ajouté.
Louant la "générosité d'âme", "pleinement à gauche" et la "force de caractère qui nous mènera vers la victoire" de la candidate, Jack Lang, député du Pas-de-Calais, a déclaré de son côté qu'"il y a du François Mitterrand en elle", avant de proclamer "Vive la future présidente de la France!".
Ségolène Royal contre les "petits arrangements"
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal se dit hostile aux "petits arrangements dans le dos des électeurs" à la suite de l'appel de Michel Rocard à une alliance PS-UDF, soulignant que ce n'était pas sa "façon de faire de la politique".
"Ce n'est pas ma façon de faire de la politique", a déclaré dimanche la candidate socialiste sur Radio J.
"Je considère que l'élection présidentielle, c'est un lien direct entre une personne et le peuple français. Aujourd'hui, je me bats pour être qualifiée en finale, et donc ce n'est pas le moment de se disperser dans des configurations ou dans des discussions, des négociations dans le dos des électeurs", a-t-elle réaffirmé.
"Je ne suis pas pour les petits arrangements avant le vote dans le dos des électeurs. Je veux que les électeurs aient la liberté de choisir", a-t-elle souligné.
"Entre les deux tours, la majorité présidentielle se construira avec tous ceux qui viendront autour de moi", a-t-elle ajouté sans plus de précisions.
Evoquant notamment la "bombe" de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, rallié par Bernard Kouchner, Ségolène Royal a noté qu'on ne lui avait "pas épargné grand'chose" dans son camp durant la campagne électorale.
"Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté. (...) Cette liberté-là, je la garderai", a-t-elle lancé.
"Ce n'est pas ma façon de faire de la politique", a déclaré dimanche la candidate socialiste sur Radio J.
"Je considère que l'élection présidentielle, c'est un lien direct entre une personne et le peuple français. Aujourd'hui, je me bats pour être qualifiée en finale, et donc ce n'est pas le moment de se disperser dans des configurations ou dans des discussions, des négociations dans le dos des électeurs", a-t-elle réaffirmé.
"Je ne suis pas pour les petits arrangements avant le vote dans le dos des électeurs. Je veux que les électeurs aient la liberté de choisir", a-t-elle souligné.
"Entre les deux tours, la majorité présidentielle se construira avec tous ceux qui viendront autour de moi", a-t-elle ajouté sans plus de précisions.
Evoquant notamment la "bombe" de l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, rallié par Bernard Kouchner, Ségolène Royal a noté qu'on ne lui avait "pas épargné grand'chose" dans son camp durant la campagne électorale.
"Peut-être qu'on me fait payer une certaine forme de liberté. (...) Cette liberté-là, je la garderai", a-t-elle lancé.
Ségolène Royal défend sa "France métissée"
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a fait une nouvelle fois l'éloge de la "France métissée", promettant de lutter contre les discriminations et plaidant pour une plus grande prise en compte de l'histoire de l'esclavage, lors d'un meeting consacré à l'outre-mer à Paris.
A huit jours du scrutin, elle a dit vouloir accéder à la "finale" en rassemblant "toute la gauche au premier tour" pour que les Français aient "un vrai choix au second tour".
Après la proposition de Michel Rocard d'une alliance avec l'UDF de François Bayrou, elle a répété que son objectif était de rassembler "le plus grand nombre possible" de Français dès le 22 avril "parce que c'est du score du premier tour que dépend la dynamique de victoire pour le second tour".
"La France présidente est une France métissée, fière de sa diversité", a déclaré la candidate présidentielle du PS devant plus de 500 personnes réunies au gymnase Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris.
"La France n'a que faire de la couleur de peau", a-t-elle déclaré, promettant de "bâtir une république fière de sa diversité, respectueuse de ses identités et de ses territoires".
"Je veux mener une lutte sans merci contre les discriminations frappant les originaires d'outre-mer vivant dans l'Hexagone", a-t-elle promis, assurant qu'elle voyait "les discriminations dont ils souffrent".
"COLÈRE RENTRÉE, SOUFFRANCES, HUMILIATIONS"
"Que de colère rentrée, de souffrances, d'humiliations dans son propre pays!", a dénoncé Ségolène Royal.
Elle a proposé que les entreprises condamnées pour discrimination soient "exclues par exemple des marchés publics".
Devant une audience conquise, elle a déclenché de forts applaudissements en assurant que "nous devons être capables de reconnaître l'esclavage pour ce qu'il fut, c'est-à-dire un crime contre l'humanité!".
Elle a plaidé pour que la date du 23 mai - anniversaire des premières libérations d'esclaves en 1848 - soit reconnue, comme la date actuelle 10 mai, pour commémorer la fin de l'esclavage en France.
"Cette histoire n'est pas périphérique, c'est notre histoire commune", a-t-elle déclaré.
Ségolène Royal s'était rendue fin janvier en Guadeloupe et en Martinique, où, enfant, elle a habité trois ans.
"Aux Antilles je me sens chez moi", a-t-elle déclaré, promettant d'effectuer d'autres visites ultra-marines après l'élection.
George Pau-Langevin, candidate socialiste à la députation dans le XXe arrondissement de Paris et originaire de Guadeloupe, a lu un message du poète Aimé Césaire dont le président d'honneur du comité de soutien de la candidate lui a destiné cette phrase : "Vous nous apportez la confiance et l'espérance."
A huit jours du scrutin, elle a dit vouloir accéder à la "finale" en rassemblant "toute la gauche au premier tour" pour que les Français aient "un vrai choix au second tour".
Après la proposition de Michel Rocard d'une alliance avec l'UDF de François Bayrou, elle a répété que son objectif était de rassembler "le plus grand nombre possible" de Français dès le 22 avril "parce que c'est du score du premier tour que dépend la dynamique de victoire pour le second tour".
"La France présidente est une France métissée, fière de sa diversité", a déclaré la candidate présidentielle du PS devant plus de 500 personnes réunies au gymnase Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris.
"La France n'a que faire de la couleur de peau", a-t-elle déclaré, promettant de "bâtir une république fière de sa diversité, respectueuse de ses identités et de ses territoires".
"Je veux mener une lutte sans merci contre les discriminations frappant les originaires d'outre-mer vivant dans l'Hexagone", a-t-elle promis, assurant qu'elle voyait "les discriminations dont ils souffrent".
"COLÈRE RENTRÉE, SOUFFRANCES, HUMILIATIONS"
"Que de colère rentrée, de souffrances, d'humiliations dans son propre pays!", a dénoncé Ségolène Royal.
Elle a proposé que les entreprises condamnées pour discrimination soient "exclues par exemple des marchés publics".
Devant une audience conquise, elle a déclenché de forts applaudissements en assurant que "nous devons être capables de reconnaître l'esclavage pour ce qu'il fut, c'est-à-dire un crime contre l'humanité!".
Elle a plaidé pour que la date du 23 mai - anniversaire des premières libérations d'esclaves en 1848 - soit reconnue, comme la date actuelle 10 mai, pour commémorer la fin de l'esclavage en France.
"Cette histoire n'est pas périphérique, c'est notre histoire commune", a-t-elle déclaré.
Ségolène Royal s'était rendue fin janvier en Guadeloupe et en Martinique, où, enfant, elle a habité trois ans.
"Aux Antilles je me sens chez moi", a-t-elle déclaré, promettant d'effectuer d'autres visites ultra-marines après l'élection.
George Pau-Langevin, candidate socialiste à la députation dans le XXe arrondissement de Paris et originaire de Guadeloupe, a lu un message du poète Aimé Césaire dont le président d'honneur du comité de soutien de la candidate lui a destiné cette phrase : "Vous nous apportez la confiance et l'espérance."
Paroles et musiques d'outre-mer pour Ségolène Royal à Paris
PARIS (Reuters) - Des personnalités originaires d'Outre-mer ont soutenu la candidature de Ségolène Royal lors d'un meeting rythmé par des éloges de la France "riche de sa diversité et de son métissage".
"C'est cette France que Ségolène Royal porte très haut", a déclaré George Pau-Langevin, candidate PS aux législatives dans le XXe arrondissement de Paris et originaire de Guadeloupe, qui a ouvert la rencontre devant quelques centaines de personnes rassemblées dans le gymnase Jean Jaurès du XIXe arrondissement.
Prenant sa suite à la tribune, le premier secrétaire de la fédération de Paris Patrick Bloche s'est dit "révulsé" par les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la prédestination génétique.
Le député de Paris a dénoncé la "droitisation voire l'extrême-droitisation" de la campagne du candidat de l'UMP et invité l'assistance - enthousiaste mais peu nombreuse - à faire le pari de "sortir en tête" du premier tour, le 22 avril.
"Avec Ségolène, les originaires d'Outre-mer seront des Français à part entière (?) sans quotas, sans CV anonyme et sans discrimination positive", a assuré José Pentoscrope, délégué national du PS des ultramarins en métropole, en allusion à des propositions de Nicolas Sarkozy.
Il faut "choisir Ségolène, c'est une question de salut public", a-t-il déclaré, attaquant le candidat de l'UMP qui "privilégie le côté religieux, voire ethnique qui n'a rien à voir ni avec la citoyenneté ni avec la laïcité".
"Avec Ségolène, le respect de la diversité est en marche, la République métissée qu'elle propose est la République de nos voeux", a-t-il ajouté.
Ségolène Royal, qui devait prendre la parole avant 21h, s'était rendue fin janvier en Guadeloupe et en Martinique, où, enfant, elle avait habité trois ans.
La candidate a reçu jeudi le soutien de 230 personnalités d'Outre-mer, du poète Aimé Césaire au sprinter Ronald Pognon.
"LA MINORITE DE PERSONNE"
Tout au long du meeting, les chanteurs Meddy Custos, Leila Negrau et Ralf Tamar ont fait encore monter la température dans le gymnase bondé, surplombé de verrières ensoleillées.
"La victoire est nécessaire", a ensuite martelé Stéphane Pocrain, ancien porte-parole des Verts, qui a appelé à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour pour battre Nicolas Sarkozy.
L'ancien ministre de l'Intérieur "n'hésite pas à envoyer les forces de police de notre pays traquer les enfants dans les écoles" et "insulte nos enfants en disant qu'il faut les nettoyer au Kärcher", a-t-il lancé.
"Vous ne pouvez pas voter Nicolas Sarkozy", a renchéri Victorin Lurel, député de Guadeloupe.
En cas de victoire du candidat UMP, "vous serez encore plus mal placés" que le reste de la population, a-t-il martelé.
Il a critiqué l'ancien ministre de l'Intérieur, qui "en vadrouille aux Antilles dis 'je vous aime'" et qui "en même temps parle de prédestination génétique". "Ségolène Royal est votre candidate", a-t-il conclu, sous un tonnerre d'applaudissements.
Christiane Taubira, députée de Guyane, a eu droit à une ovation debout.
"Le premier, le plus délicat et le plus gratifiant des défis posés aujourd'hui à la France et à ses dirigeants, c'est de consentir à cette France devenue plurielle et plutôt que d'asphyxier ses capacités de s'ouvrir à ses potentialités", a déclaré l'ancienne candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle, dont le parti soutient Ségolène Royal.
"Il faut dire à nos enfants qu'ils ne sont, ni ici ni ailleurs, la minorité de personne", a-t-elle déclaré, dénonçant la loi "reconnaissant le rôle positif de la colonisation", les propos et les projets de Nicolas Sarkozy et ses "délires pseudo scientifiques".
"Nous savons que c'est aussi nos jeunes qu'ils traitent de racailles" et "qu'ils méprisent en martelant qu'on n'en a assez de la repentance", a-t-elle déclaré, assurant que "nos enfants n'ont pas besoin" de discrimination positive "mais de faire éclater les plafonds de verre".
"Les Français ne regretteront pas leur audace"
Propos recueillis par Pascale AMAUDRIC et Florence MURACCIOLE
Le Journal du Dimanche
Comment jugez-vous cette fin de campagne ?
Passionnante. J'avance sereinement et fermement sur ma route pour convaincre les électeurs car je suis avec eux, habitée d'un sentiment de gravité face à l'importance du choix, et portée par un immense espoir pour mon pays. Je fais tout pour qu'à la face du monde, la France fasse le choix de l'avenir meilleur, pour la France présidente et pour la femme qui l'incarne.
Que pensez-vous de l'appel de Michel Rocard ?
Il a le mérite de la constance. Depuis des années il veut faire venir le centre par des alliances de personnes vers les socialistes. Je crois, moi, à la force des idées qui entraînent et font se lever les espoirs populaires que je vois dans toute la France. J'espère que je suis au bout de mes surprises, car point trop n'en faut! Aujourd'hui, mon choix c'est d'aller à l'essentiel: faire entendre à l'ensemble des électeurs les valeurs pour que la France se relève, afin qu'ils aient un vrai choix pour permettre à notre pays de reprendre la main. En particulier choisir le changement sans brutalité et vouloir une France où les valeurs humaines doivent l'emporter sur les valeurs boursières.
Quels sujets aimeriez-vous imposer dans cette dernière ligne droite ?
Il me semble qu'aujourd'hui les Français ont bien saisi les personnalités des candidats et peuvent se faire une idée précise de la manière dont ils exerceraient le pouvoir... Quant au clivage entre mon projet et celui de la droite, il est clair. D'un côté, une société dans laquelle les Français seraient dressés les uns contre les autres, où régnerait le "chacun pour soi", une société du déterminisme, de la violence et de l'autoritarisme. De l'autre, une France apaisée, qui se rassemble autour de valeurs communes -travail, solidarité, esprit d'initiative-, une France du plein-emploi qui reprend confiance en sa jeunesse et qui garantit aux personnes âgées les sécurités auxquelles elles ont droit, qui croit à nouveau en sa capacité à produire de la richesse et à la redistribuer de manière équitable, une France, enfin, dont les dirigeants sont à l'écoute du peuple et non au service de groupes de pression.
"Le pacte présidentiel est le contraire de l'improvisation"
Certains regrettent que vous ayez peu porté les sujets de gauche tels que le social, l'emploi, etc.
Je n'ai fait que cela depuis des mois, sans écarter les autres sujets comme l'Europe, l'international et la défense! Le chômage, les délocalisations, la précarité, la vie chère, le logement et la sauvegarde de notre protection sociale sont au coeur des préoccupations des Français. J'ai pris ces problèmes à bras-le-corps en inscrivant dans le pacte présidentiel des propositions qui, seules, peuvent les régler : droit au premier emploi des jeunes et lutte contre le chômage des seniors, contrat première chance, augmentation du Smic et des bas salaires, révision de l'indice des prix, construction de logements sociaux avec substitution de l'Etat aux communes qui les refusent, prise en compte de la pénibilité des métiers dans le calcul des durées de cotisation de retraite... Bien sûr, les candidats sortants n'ont pas intérêt à ce que la campagne se déroule sur ce terrain, car ils devraient rendre des comptes sur leur action.
Vous avez dit que votre façon de mener campagne serait une illustration de votre façon de présider, or on vous reproche une certaine improvisation...
Le pacte présidentiel est le fruit d'une longue maturation: ce projet est tout le contraire de l'improvisation. Je suis la seule à avoir conduit une campagne participative, avec 6000 réunions. Ce projet a d'ailleurs été salué par une nouvelle génération d'économistes, par de nombreux chercheurs chevronnés, des appels venant de tous les milieux intellectuels. Et je compte bien présider demain en conservant ce lien précieux avec les citoyens, et ne pas recommencer les erreurs de ces dirigeants sûrs d'eux, qui ont conduit à tant de conflits et de gaspillages.
Si vous êtes au second tour, vers qui vous tournerez-vous et sur quelles bases pour d'éventuelles alliances ?
L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques. C'est un lien qui se tisse entre une personne et le peuple français. Ce qui me touche, c'est la grande exigence des électeurs, qui s'intéressent au débat, comparent les projets et ne veulent pas se laisser dicter leur choix. Ils ont raison de réfléchir. Au soir du premier tour, nul ne sera propriétaire de ses électeurs et ne pourra en disposer à sa guise. Et c'est avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtront dans la France présidente que se relèvera le pays.
"François Bayrou est une personnalité respectable"
Que répondez-vous à ceux qui disent que, pour faire perdre Sarkozy, mieux vaut voter Bayrou au premier tour ?
Souhaiter la défaite de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas souhaiter la défaite d'un homme. C'est vouloir mettre un terme à la politique suivie depuis cinq ans et empêcher une droite encore plus dure de continuer les dégâts. Comment pourrait-on y parvenir en votant pour le président d'une formation politique, l'UDF, qui fait partie de la majorité, est présente au gouvernement et vote dans toutes les collectivités territoriales avec l'UMP, sans exception? François Bayrou est une personnalité respectable, mais il n'a ni programme ni équipe. Des millions de Français se sentiraient floués si le second tour les privait d'un véritable choix. Ma vision pour la France, c'est de réconcilier la solidarité, la responsabilité individuelle et l'efficacité économique, en remplaçant la loi du plus fort par la loi du plus juste. Je suis prête.
N'auriez-vous pas intérêt à annoncer que vous nommerez Dominique Strauss-Kahn si vous étiez élue ?
Le Parti socialiste ne manque pas de personnalités de talent et je vous dirai le moment venu qui je choisirai. Le gouvernement sera représentatif de la diversité de la majorité présidentielle qui se rassemblera autour de moi entre les deux tours.
Quelle serait votre équipe gouvernementale idéale ?
Je veux réduire le train de vie de l'Etat et tirer les conséquences au niveau national du renforcement des compétences au niveau local: mon gouvernement sera donc resserré. J'ai dit qu'un euro dépensé serait un euro utile. Réformer l'Etat, c'est avant tout répartir plus clairement les niveaux de compétences pour éviter les gaspillages. Quant au choix des ministres, c'est le critère de la compétence et de l'efficacité qui sera déterminant. Aucun ne sera logé aux frais de la République.
Si, d'aventure, vous deviez perdre la présidentielle, comment voyez-vous l'après-élection ?
Je crois que je vais la gagner. Le temps des femmes est venu pour remettre debout la maison France sur ses bonnes bases - famille, éducation, emploi, écologie - et pour construire l'ordre juste à la place des désordres injustes. Ce que je ressens profondément, c'est que les Français ne regretteront pas leur audace. Nous serons surpris de l'événement planétaire que constituera, au-delà de ma personne, l'élection d'une femme politique d'expérience à la présidence de la République française et de l'élan qui en résultera.
Le Journal du Dimanche
Comment jugez-vous cette fin de campagne ?
Passionnante. J'avance sereinement et fermement sur ma route pour convaincre les électeurs car je suis avec eux, habitée d'un sentiment de gravité face à l'importance du choix, et portée par un immense espoir pour mon pays. Je fais tout pour qu'à la face du monde, la France fasse le choix de l'avenir meilleur, pour la France présidente et pour la femme qui l'incarne.
Que pensez-vous de l'appel de Michel Rocard ?
Il a le mérite de la constance. Depuis des années il veut faire venir le centre par des alliances de personnes vers les socialistes. Je crois, moi, à la force des idées qui entraînent et font se lever les espoirs populaires que je vois dans toute la France. J'espère que je suis au bout de mes surprises, car point trop n'en faut! Aujourd'hui, mon choix c'est d'aller à l'essentiel: faire entendre à l'ensemble des électeurs les valeurs pour que la France se relève, afin qu'ils aient un vrai choix pour permettre à notre pays de reprendre la main. En particulier choisir le changement sans brutalité et vouloir une France où les valeurs humaines doivent l'emporter sur les valeurs boursières.
Quels sujets aimeriez-vous imposer dans cette dernière ligne droite ?
Il me semble qu'aujourd'hui les Français ont bien saisi les personnalités des candidats et peuvent se faire une idée précise de la manière dont ils exerceraient le pouvoir... Quant au clivage entre mon projet et celui de la droite, il est clair. D'un côté, une société dans laquelle les Français seraient dressés les uns contre les autres, où régnerait le "chacun pour soi", une société du déterminisme, de la violence et de l'autoritarisme. De l'autre, une France apaisée, qui se rassemble autour de valeurs communes -travail, solidarité, esprit d'initiative-, une France du plein-emploi qui reprend confiance en sa jeunesse et qui garantit aux personnes âgées les sécurités auxquelles elles ont droit, qui croit à nouveau en sa capacité à produire de la richesse et à la redistribuer de manière équitable, une France, enfin, dont les dirigeants sont à l'écoute du peuple et non au service de groupes de pression.
"Le pacte présidentiel est le contraire de l'improvisation"
Certains regrettent que vous ayez peu porté les sujets de gauche tels que le social, l'emploi, etc.
Je n'ai fait que cela depuis des mois, sans écarter les autres sujets comme l'Europe, l'international et la défense! Le chômage, les délocalisations, la précarité, la vie chère, le logement et la sauvegarde de notre protection sociale sont au coeur des préoccupations des Français. J'ai pris ces problèmes à bras-le-corps en inscrivant dans le pacte présidentiel des propositions qui, seules, peuvent les régler : droit au premier emploi des jeunes et lutte contre le chômage des seniors, contrat première chance, augmentation du Smic et des bas salaires, révision de l'indice des prix, construction de logements sociaux avec substitution de l'Etat aux communes qui les refusent, prise en compte de la pénibilité des métiers dans le calcul des durées de cotisation de retraite... Bien sûr, les candidats sortants n'ont pas intérêt à ce que la campagne se déroule sur ce terrain, car ils devraient rendre des comptes sur leur action.
Vous avez dit que votre façon de mener campagne serait une illustration de votre façon de présider, or on vous reproche une certaine improvisation...
Le pacte présidentiel est le fruit d'une longue maturation: ce projet est tout le contraire de l'improvisation. Je suis la seule à avoir conduit une campagne participative, avec 6000 réunions. Ce projet a d'ailleurs été salué par une nouvelle génération d'économistes, par de nombreux chercheurs chevronnés, des appels venant de tous les milieux intellectuels. Et je compte bien présider demain en conservant ce lien précieux avec les citoyens, et ne pas recommencer les erreurs de ces dirigeants sûrs d'eux, qui ont conduit à tant de conflits et de gaspillages.
Si vous êtes au second tour, vers qui vous tournerez-vous et sur quelles bases pour d'éventuelles alliances ?
L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques. C'est un lien qui se tisse entre une personne et le peuple français. Ce qui me touche, c'est la grande exigence des électeurs, qui s'intéressent au débat, comparent les projets et ne veulent pas se laisser dicter leur choix. Ils ont raison de réfléchir. Au soir du premier tour, nul ne sera propriétaire de ses électeurs et ne pourra en disposer à sa guise. Et c'est avec toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtront dans la France présidente que se relèvera le pays.
"François Bayrou est une personnalité respectable"
Que répondez-vous à ceux qui disent que, pour faire perdre Sarkozy, mieux vaut voter Bayrou au premier tour ?
Souhaiter la défaite de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas souhaiter la défaite d'un homme. C'est vouloir mettre un terme à la politique suivie depuis cinq ans et empêcher une droite encore plus dure de continuer les dégâts. Comment pourrait-on y parvenir en votant pour le président d'une formation politique, l'UDF, qui fait partie de la majorité, est présente au gouvernement et vote dans toutes les collectivités territoriales avec l'UMP, sans exception? François Bayrou est une personnalité respectable, mais il n'a ni programme ni équipe. Des millions de Français se sentiraient floués si le second tour les privait d'un véritable choix. Ma vision pour la France, c'est de réconcilier la solidarité, la responsabilité individuelle et l'efficacité économique, en remplaçant la loi du plus fort par la loi du plus juste. Je suis prête.
N'auriez-vous pas intérêt à annoncer que vous nommerez Dominique Strauss-Kahn si vous étiez élue ?
Le Parti socialiste ne manque pas de personnalités de talent et je vous dirai le moment venu qui je choisirai. Le gouvernement sera représentatif de la diversité de la majorité présidentielle qui se rassemblera autour de moi entre les deux tours.
Quelle serait votre équipe gouvernementale idéale ?
Je veux réduire le train de vie de l'Etat et tirer les conséquences au niveau national du renforcement des compétences au niveau local: mon gouvernement sera donc resserré. J'ai dit qu'un euro dépensé serait un euro utile. Réformer l'Etat, c'est avant tout répartir plus clairement les niveaux de compétences pour éviter les gaspillages. Quant au choix des ministres, c'est le critère de la compétence et de l'efficacité qui sera déterminant. Aucun ne sera logé aux frais de la République.
Si, d'aventure, vous deviez perdre la présidentielle, comment voyez-vous l'après-élection ?
Je crois que je vais la gagner. Le temps des femmes est venu pour remettre debout la maison France sur ses bonnes bases - famille, éducation, emploi, écologie - et pour construire l'ordre juste à la place des désordres injustes. Ce que je ressens profondément, c'est que les Français ne regretteront pas leur audace. Nous serons surpris de l'événement planétaire que constituera, au-delà de ma personne, l'élection d'une femme politique d'expérience à la présidence de la République française et de l'élan qui en résultera.
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