samedi 7 avril 2007

Ségolène Royal rêve du plus gros score possible le 22 Avril


LEZIGNAN-CORBIERES, Aude (Reuters) - A quinze jours du premier tour, Ségolène Royal a appelé samedi les électeurs à se mobiliser massivement pour "faire le plus gros score possible" dès le 22 avril.

"La France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a et tous ensemble nous allons lui donner vraiment ce qu'elle mérite", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle lors d'un meeting en plein air au terme d'une tournée de trois jours dans le Sud-Ouest.

"Pour construire la France présidente que nous voulons voir gagner bientôt" il faut faire "le plus gros score possible dès le 22 avril prochain. Je compte sur vous!", a-t-elle lancé à près de 2.000 personnes installées sous les pins à Lézignan-Corbières (Aude).

Un appel indirect au "vote utile" face à une gauche de la gauche qui a redonné de la voix ces derniers jours sur le projet de "contrat première chance" de la candidate.

"Inventons et construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même!", a-t-elle poursuivi lors de sa dernière "rencontre populaire" avant un break de deux jours pour cause de week-end pascal.

Avant le premier tour, Ségolène Royal doit encore tenir trois meetings nationaux, à Metz mercredi prochain, où elle entend parler de politique étrangère, à Nantes le 17 avril pour un discours sur les institutions puis à Toulouse le 19 avril aux côtés du Premier ministre espagnol Jose Luis Zapatero.

Samedi, seule en scène devant un grand rideau "L'Aude avec Ségolène", la candidate a décliné les principaux points de son "pacte présidentiel": éducation, emploi et lutte contre la vie chère et ponctué son discours d'une quarantaine de minutes d'un combatif "Oui, je veux la victoire!".

Jeudi soir, lors de son plus gros meeting de campagne - 15.000 personnes à Bordeaux - Ségolène Royal a déclaré qu'elle ne répondrait plus aux "attaques" de la droite pour se consacrer exclusivement à la bataille projet contre projet.

"LE CANDIDAT DE LA DROITE"

"La lutte contre l'agressivité verbale, ça se fait aussi par l'exemple", a-t-elle plaidé dans le Languedoc, devant des partisans venus en famille - chaises pliantes pour les anciens, poussettes et couvertures dans l'herbe pour les bébés.

Elle a de nouveau dénoncé les dernières propositions de Nicolas Sarkozy, désigné sous le seul vocable de "candidat de la droite" comme la "TVA sociale" ou les "franchises médicales" qui sont à ses yeux "la première étape de la privatisation de la sécurité sociale".

Après le début de polémique suscitée par son "contrat première chance" pour les jeunes sans qualification, elle a défendu son droit à "bousculer les tabous" pour remporter la "bataille" contre le chômage des jeunes, à "avoir de l'imagination avec pour seul guide la volonté de résoudre rapidement les problèmes qui sont posés".

"Tout doit être essayé, tout doit être fait", a-t-elle insisté au lendemain d'une vigoureuse explication de texte sur le nouveau dispositif dont le contenu a fluctué au gré de la semaine passée.

A son arrivée après un déjeuner avec des viticulteurs du Pays d'Oc, Ségolène Royal s'est offert un bain de foule pendant que les responsables du PS local "chauffaient" un public installé en plein soleil.

Visiblement très détendue après la fébrilité des derniers jours, elle a attendu son tour en jetant un oeil derrière le rideau, riant avec son staff et complimentant des jeunes qui arboraient un t-shirt sur lequel on pouvait lire "La France présidente" en surimpression sur les contours d'un hexagone.

Son allocution terminée, elle a été rejointe sur scène par des dizaines de jeunes en t-shirt bleus, blancs et rouges.

Tenant un enfant par la main, la candidate qui reste d'ordinaire droite comme un i à l'écoute de la Marseillaise a esquissé un pas de danse au son disco de son nouvel hymne de campagne.

Ségolène Royal à Lézignan-Corbières

Je ne veux plus de cette France de l'affrontement, je veux une France de la réconciliation




Lors d’un déplacement à Lézignan-Corbières, Ségolène Royal a souhaité "une France rassemblée.

Non, je ne veux plus de cette France de l'affrontement, je veux une France de la réconciliation.

Je veux avec vous une France qui fasse reculer (...) ce système qui dresse les gens les uns contre les autres, les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, les grévistes contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, ceux qui auront le droit de faire des heures supplémentaires et ceux qui ne l'auront pas, ceux qui pourront continuer d'accéder à la santé et ceux qui ne le pourront plus, ceux qui vont bénéficier des allégements fiscaux en haut de l'échelle et ceux qui seront obligés de payer de leur précarité les nouveaux cadeaux fiscaux que la droite promet.

Je ne veux pas non plus d'une France de l'assistanat, je veux qu'avec chaque droit nouveau, il y ait une obligation nouvelle et que les droits et les devoirs soient les mêmes pour tous, que les puissants ne puissent pas s'en affranchir.

La lutte contre la délinquance, ça se fait aussi par l'exemple, la lutte contre toutes les formes de brutalités, ça se fait aussi par l'exemple, la lutte contre l'agressivité verbale, ça se fait aussi par l'exemple.

Construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même".

vendredi 6 avril 2007

Bruno Julliard à propos du contrat première chance.





Le contrat première chance est le meilleur moyen pour permettre aux jeunes d'accéder à l'emploi.




Le président de l'Unef, syndicat étudiant leader de la contestation du CPE, Bruno Julliard, se dit "satisfait des clarifications" apportées par l'équipe de Ségolène Royal sur son "contrat première chance".

"On avait toutes les craintes sur ce contrat, qui pouvait être un nouveau contrat de travail, pouvait créer une période d'essai spécifique pour les jeunes ou se traduire par une sous-rémunération: sur l'ensemble de ces points, elle a clarifié ses positions".

"C'est un dispositif intéressant qui va permettre que des jeunes non qualifiés puissent accéder à un contrat de professionnalisation ou de qualification, c'est le meilleur moyen pour leur permettre d'accéder à l'emploi".

Dominique Meda, sociologue du travail à qui Ségolène Royal a commandé un rapport sur ce contrat à l'adresse des jeunes sans qualification, précise qu'il s'agira d'une "convention de parcours" conclue entre une région, une entreprise de 10 à 20 salariés et un jeune, rémunéré par la collectivité pendant un an..

Quand un candidat se trouve en difficulté, il affronte !


Jack Lang estime que Nicolas Sarkozy n’aurait pas dû annuler sa visite à la Croix Rousse.


"Le fait qu'un candidat aspirant à la présidence de la République ne puisse accéder à un territoire de la République montre à quel point ce candidat est un candidat de division, d'affrontement, et n'est pas en mesure d'être, le jour venu, le président de tous les Français".

"Vous avez une situation qui est absolument extravagante, d'un candidat à l'élection présidentielle qui prétend représenter la France, qui suscite là où il va des protestations, des manifestations, et il n'ose pas lui-même affronter ces manifestations. Quand un candidat se trouve en difficulté, il affronte !"

"Ségolène Royal, croyez-moi, s'il advenait une telle situation, affronterait", ajoute Jack Lang tout en assurant que" partout où elle va, elle est accueillie avec chaleur, avec amitié, avec enthousiasme".

Le candidat de l'UMP a annulé, jeudi, une visite dans le quartier de la Croix-Rousse, dans le centre de Lyon.

Réactions au meeting de Bordeaux

Najat Belkacem rvient sur l'annulation de la visite de Nicolas Sarkozy à la Croix Rousse


On ne devient pas Président de la République en dressant les Français les uns contre les autres.

"Nous savions déjà que Nicolas Sarkozy était interdit de séjour dans la plupart des quartiers populaires de notre pays. Hier, c'est à la Croix-Rousse, au coeur du centre-ville historique de Lyon, que Nicolas Sarkozy a dû renoncer à se rendre".

La Croix-Rousse, quartier historique de travailleurs - les "Canuts" -, "n'est ni de droite, ni de gauche. C'est un quartier de France comme tant d'autres, où l'on refuse que les idées de Nicolas Sarkozy viennent menacer un équilibre patiemment construit au fil des années par les élus locaux, les responsables associatifs et les citoyens".

"On ne devient pas Président de la République en dressant les Français les uns contre les autres", ajoute Najat Belkacem dont le communiqué est intitulé : "Lyon, encore un territoire perdu pour la République de Nicolas Sarkozy?".

Les principales mesures du rapport sur les enjeux du numérique

Rapport remis par Michel Rocard et Maurice Ronai à Ségolène Royal

Michel Rocard a remis à Ségolène Royal son rapport sur les enjeux du numérique dont le rapporteur était Maurice Ronai : Republique 2.0 : vers une société de la connaissance ouverte.

Ségolène Royal avait demandé, il y a un mois, à Michel Rocard, qui avait joué un rôle déterminant dans la bataille au Parlement Européen contre la brevetabilité du logiciel, d'établir un diagnostic et de formuler une série de propositions. Michel Rocard avait joué un rôle déterminant dans la bataille au Parlement Européen contre la brevetabilité du logiciel.

Le rapport recense 94 recommandations.

Préserver l’espace de libertés qu’est l’internet et rendre effectives les capacités numériques

Jamais autant d’informations, de connaissances et de création n’ont été accessibles à un aussi grand nombre d’individus. Plus important encore, jamais autant de personnes n’ont été en mesure d’exprimer leurs opinions sur les affaires du monde, mais aussi de rendre leurs productions accessibles et réutilisables et ainsi d’en créer de nouvelles. Et pourtant, nous venons de traverser cinq années pendant lesquelles les politiques conduites par le gouvernement ont traité internet et le numérique comme des menaces et non comme une chance. Il faut changer ce regard, reconnaître le présent et prendre le parti des possibles.

1. Dans les politiques qui seront conduites pendant le mandat présidentiel, le respect des libertés fondamentales constitutives d’internet devra être une préoccupation constante.”

Reprendre pied dans l’économie numérique

Le Web a créé des millions d'emplois sans avoir présenté de business plan. L'Europe est insuffisamment présente dans l’économie du logiciel et dans les secteurs à très haute valeur ajoutée que sont les services sur internet et plus généralement les services et les outils destinés aux personnes. Elle ne peut pas se permettre de manquer les prochains rendez vous technologiques. Il faut inverser la tendance. L'État doit apprendre à jouer un rôle d'animateur stratégique.

2. Se doter d’un capacité d’investissement sratégique, mettre en œuvre une politique du logiciel

3. Créer un écosystème favorable à l’innovation : aider les PME et les nouveaux acteurs, dynamiser le dispositif des pôles de compétitivité, mettre en place un cadre de régulation ouvert et non-discriminant.

Le numérique, une chance pour la culture

Internet, le numérique, le P2P bousculent les règles et les situations. Ils apparaissent comme un désordre avant de montrer la richesse de ce qu’ils produisent : des capacités nouvelles d’échanger, de recommander, de s'exprimer, de créer. La frontière qui séparait nettement usagers et créateurs devient floue. Les industries culturelles doivent apprendre à vivre dans un écosystéme numérique où les oeuvres circulent et où les créateurs ont la capacité d'atteindre des publics étendus et de faire vivre leurs oeuvres. L’Etat peut les accompagner dans cette transition. Les musées et les bibliothéques doivent prendre le tournant du numérique, numériser leurs collections et développer une offre culturelle numérique.

4. Réexamen de la DADVSI : concilier la liberté des usages et la rémunération de la création.

5. La part du budget de la Culture consacrée au numérique (numérisation, développement d’une offre culturelle en ligne) doit passer, en cinq ans, de 3 % à 10 %.

Faire entrer les services publics dans le XXIème siècle

Les services publics pourraient gagner en efficacité, en proximité du citoyen, en confort pour les agents, à condition de prendre la les technologies numériques par le bon bout. L’informatique publique doit être repensée. Pesante et mal maîtrisée, elle est devenue un handicap pour la modernisation des services publics. Pour permettre l’amélioration continue des systèmes d’information publics, le rapport recommande de s'appuyer sur les logiciels libres et la mutualisation de briques numériques réutilisables.

6. Confier à un Ministre la responsabilité des services au public Ce ministre se verrait rattacher fonctionnellement l’ensemble des services ministériels en charge de l’accueil et du traitement des usagers et directement les services interministériels spécialisés.

7. Création d’une direction des systèmes d’information (DSI) publics, équivalent pour l’administration d’une DSI de groupe.

8. Adoption d’une Charte des systèmes d’information de l’Etat

9. Libérer les données publiques : renoncer aux pratiques malthusiennes de commercialisation des données publiques et permettre leur réutlisation

Education : changer de logiciel

L'Education nationale traverse une crise de massification avec une organisation et des technologies (manuels et tableau noir) issues du XIX eme siecle. Elle pourrait, à condition de repenser ses objectifs, ses méthodes et ses outils gagner énormément de liberté, d'efficacité et de qualité de vie en utilisant mieux les technologies numeriques.

10. Mettre en place (avec les collectivités territoriales) des infrastructures matérielles et logicielles adaptées

11. Encourager les enseignants a créer et partager des ressources pédagogiques numériques

Le progrés numérique pour tous

Dans une société où les ordinateurs et les réseaux sont devenus des moyens essentiels pour communiquer, agir, produire, ce sont toujours les mêmes catégories de populations (chômeurs, personnes handicapées, femmes isolées) qui ont des difficultés à s'approprier ces nouvelles manières de faire et ces nouvelles manières d'être.

Il faut aussi préparer l'avenir, car le haut débit d’hier est le bas débit d'aujourd'hui.

12. Réduire la fracture numérique : porter de 44% à 75% la part de foyers équipés d'un ordinateur et connectés à Internet

13. Engager le chantier du très haut débit … sans creuser une nouvelle fracture entre les territoires . Favoriser le recours aux infrastructures existantes et la mutualisation entre opérateurs. Mettre en place un fonds numérique de soutien aux projets de collectivités

Préserver la vie privée

Les technologies numériques peuvent être mises au service d'une surveillance de tous les instants. Les nouvelles formes de collecte et de traçage, la biométrie, la radio-identification (RFID) la dimension internationale de la collecte, et la valeur marchande attribuée aux données personnelles font surgir de nouveaux risques.

14. Renforcer les moyens de la CNIL et assurer son indépendance

15. Instaurer un contrôle strict des fichiers de police et de sécurité

16. Interrompre et remettre à plat le projet de carte d’identité biométrique

Mettre les outils numeriques au service de la democratie

La démocratie participative permet, selon des procédures formalisées, au public de s'exprimer en aval et en amont des décisions : non pas en créant un référendum permanent, mais en associant mieux les citoyens et les associations à l'élaboration des politiques publiques et à l’évaluation de leurs résultats. L’apport d’internet aux mécanismes de débat public réside dans la possibilité de recueillir un grand nombre d'avis, d’élargir le cercle des "parties intéressées", de donner une visibilité à l’ensemble des points de vue, notamment des points de vue originaux, de conserver et de rendre accessible à l’ensemble des participants la mémoire des débats, enfin, de rendre lisible son évolution.

17. Etendre les procédures de démocratie participative en tirant parti des technologies numériques : placer la Commission Nationale du Débat Public sous l’autorité du Parlement, lui donner les moyens de faire face à ses nouvelles missions.

L'opacité et la technicité du vote électronique rendent impossible son contrôle par les assesseurs et les citoyens. L’utilité et la fiabilité de tels systèmes restent à démontrer.

18. Instaurer un moratoire sur le vote électronique pour les élections politiques.

Un chantier transversal, un pilote interministériel

Ce rapport propose des orientations qui traversent l’ensemble des champs de l’action publique et des départements ministériels. Il dessine les contours de ce que pourrait être un programme d’action gouvernemental.

19. Mise en place d’un programme d'action gouvernemental

20. Création d’un Délégation interministérielle aupres du Premier Ministre.

Communiqué de Michel Sapin, secrétaire national à l'Econnomie et à la Fiscalité.

Projet fiscal de l’UMP : injuste, tout simplement.


Les annonces fiscales formulées aujourd’hui par Xavier Bertrand attestent du caractère profondément injuste et inégalitaire du projet du candidat UMP, quels que soient ses efforts pour le dissimuler.

Nicolas Sarkozy a laissé le soin à son porte-parole de réintroduire ses propositions les plus brutales, celles-la même qu’il avait du « gommer » de son projet.

Xavier Bertrand a donc :

•confirmé la possibilité de déduire de l’ISF les investissements dans les PME (à concurrence de 50.000 euros) et l’abaissement à 50 % du bouclier fiscal, dont l’effet principal est de supprimer l'impôt sur les très grandes fortunes, tout en le maintenant pour les propriétaires plus modestes ;

•réaffirmé la mise en place d’une TVA sociale dès 2008, dont l’effet principal sera de faire payer aux consommateurs l’allègement des cotisations accordé aux entreprises, au détriment du pouvoir d’achat et de la croissance;

•proposé de réduire de 5 points l’impôt sur les sociétés, dont l’effet principal sera de priver l’État de 7,5 milliards d’euros.

Cette dernière proposition est :

•inutile : les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés que cette année, à tel point qu’ils sont générateurs d’une rentrée d’impôt sur les sociétés en 2006 aussi forte qu’imprévue;

•choquante : face à la faiblesse du pouvoir d’achat des Français(e)s, l’urgence commande d’agir d’abord en direction des salaires;

•contreproductive : l’harmonisation sociale et fiscale ne pourra être réalisée qu’au travers d’une démarche commune, et non des baisses unilatérales.

Quels que soient les va-et-vient de l’UMP, les gagnants et les perdants ne changent pas. L’UMP laisse entrevoir un projet fiscal en tous points comparable à son bilan : des baisses d’impôts pour les ménages les plus fortunés et certaines entreprises florissantes compensées par une hausse des taxes et cotisations, c’est-à-dire des impôts les plus injustes, et qui sont payés par tous les Français(e)s.

Le Parti socialiste rappelle donc son opposition à ces propositions, révélatrices du modèle de société socialement injuste et économiquement dangereux de Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal répond à la FIDL, syndicat lycéen

La confiance suscitera mouvement et projection vers l’avenir, celui où vous avez toute votre place.

Interrogée sur la situation des lycéens sans papiers, Ségolène Royal répond : « Sur ce sujet, j’ai clairement dénoncé la politique menée par le ministre de l’Intérieur et me suis engagée, comme l’ensemble des présidents de région socialistes, à parrainer ceux qui risquaient d’être expulsés. Plus généralement, je souhaite, si la gauche remporte ces élections, que nous menions une politique de régularisation juste et sur critères, qui seront la durée de présence sur le territoire français, la scolarisation des enfants et la possession ou la promesse d’un contrat de travail. Il faut également rétablir la règle des dix ans de séjour sur le territoire français comme critère de régularisation. »

A propos des violences scolaires, elle rappelle « La lutte contre les violences scolaires fera partie de mes priorités si je suis élue. Je compte pour cela intégrer au cursus scolaire un programme d’éducation au respect de l’autre afin de rétablir la civilité et d’apprendre aux enfants une gestion des conflits par la parole et non par la violence. Le renforcement de la présence des adultes dans les établissements en sera un second axe. Le Pacte présidentiel indique également clairement que je souhaite, dans le cadre d’une politique renouvelée en direction de l’éducation prioritaire, doter de moyens supplémentaires les établissements qui rencontrent le plus de difficultés.Plus généralement, les moyens nouveaux que je compte donner aux établissements scolaires (présence renforcée d’adultes, systématisation du soutien scolaire) contribueront à rendre les chances plus égales et à favoriser des conditions de réussite et d’épanouissement susceptibles de diminuer le climat de violence. »

La candidate socialiste s’exprime sur la question de la légalisation du cannabis : « Il convient de poser cette question dans le cadre plus global de la politique que j’entends mener en matière de lutte contre les toxicomanies. Si je ne suis pas favorable à la dépénalisation de la consommation de drogues, je crois qu’il faut sortir de l’hypocrisie et ne pas craindre d’affronter les problèmes tels qu’ils sont. Ainsi, l’alcoolisme chez les jeunes est souvent aussi grave que la consommation de drogues dites douces. La question est donc globale et appelle une réponse de même nature. Personne ne doute de la nécessité des interdictions et des contrôles, mais les renforcer et, surtout, alourdir les peines ne permettra pas de diminuer l’accessibilité et la consommation du cannabis. Il nous faut donc une action publique de prévention et de soutien plus efficace et je m’engage à ouvrir en ce sens un grand débat public et transparent avec tous les acteurs concernés : associations, magistrats, parents, usagers, policiers et médecins. »

Ségolène Royal revient sur ses mesures concernant les jeunes : « Afin de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active, je souhaite instituer le droit au premier emploi des jeunes, afin qu’aucun ne reste au chômage au-delà d’une durée de 6 mois sans avoir accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunéré. Par ailleurs, 500 000 emplois tremplins seront créés. Je propose également que soit accordé à chaque jeune un prêt à taux zéro d’un montant de 10 000 euros pour l’aider à construire son premier projet de vie. »

" Les électeurs sont, à mon sens, devant un véritable choix de société. En ce qui me concerne, avec le Pacte que je propose aux Français après les avoir longuement et attentivement écoutés, c’est une société plus juste que je défends.

Je veux, à travers mes engagements pour l’emploi, l’école, le logement, la santé, la lutte contre les insécurités, etc. donner une traduction concrète aux idéaux de justice et d’égalité qui sont au cœur de mon engagement socialiste. Une société où chacun a sa place, quels que soient ses origines, son sexe, son orientation sexuelle, son âge ou son handicap, et dont la devise inscrite au fronton de ses mairies correspond à la réalité vécue, est une société solidaire et fortement cimentée. Les libertés individuelles accrues, les nouveaux droits posés, les devoirs clairement définis, les sécurités collectives assurées construiront une communauté dans laquelle le respect de chacun pacifiera les relations et la confiance suscitera mouvement et projection vers l’avenir, celui où vous avez toute votre place. »

Jack Lang a visité un collège des Hauts de Seine

Le choix entre ceux qui veulent asphyxier un peu plus l'école de la République et ceux qui veulent lui donner un nouvel élan est un choix évident


"Il y a deux politiques totalement opposées. Celle proposée par M. Sarkozy, qui vise à la suppression de 125.000 postes d'enseignants au cours des cinq prochaines années, et celle, à l'inverse, de Ségolène Royal, qui vise à faire adopter une loi de programmation pluriannuelle de création d'emplois à hauteur de 120.000 postes et recrutements".

"Le choix entre ceux qui veulent asphyxier un peu plus l'école de la République et ceux qui veulent lui donner un nouvel élan est un choix évident".

L'ancien ministre de l'Education nationale explique qu'il s'est rendu " à la demande de Ségolène Royal", au collège Georges-Pompidou, à Villeneuve-la-Garenne, en grève "en raison de la suppression d'un grand nombre de crédits et de postes". Ce collège est bloqué par des salariés et des parents d'élèves depuis une semaine.

Jack Lang a déplore "les conditions de délabrement de certaines salles de cours", accusant Nicolas Sarkozy, président du conseil général des Hauts-de-Seine, de n'être "même pas capable d'entretenir convenablement les locaux de ce collège et d'autres collèges".

"Quand on voit comment certains départements moins riches font un effort immense pour la totalité de leurs collèges, on est assez choqué que Monsieur Sarkozy fasse aussi peu d'efforts pour les collèges de ce type".

Dominique Strauss Kahn sur RTL





L’action de Nicolas Sarkozy, ça a été de creuser un fossé entre une large partie des Français et la légitime existence des forces de répression.

Dominique Strauss Kahn sur RTL.


Interrogé sur l’omniprésence du thème de la sécurité dans la campagne, Dominique Strauss Kahn répond : « La sécurité est évidemment une question importante, mais quand on en parle comme on en a parlé autour des incidents de la Gare du Nord, par exemple, je pense que l’on ne fait pas avancer le débat. Le débat sur la Gare du Nord, il est intéressant, c’est de savoir pourquoi, finalement, nombre de Français, aujourd'hui, sifflent la police, lorsqu’elle passe. Pourquoi le résultat principal de l’action de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur ça a été finalement de creuser un fossé entre une large partie des Français et la légitime existence des forces de répression. Ça, c’est un sujet de société, grave, et c’est un échec majeur de Nicolas Sarkozy. Ça, il faut en parler. »

Il revient ensuite sur le contrat première chance : « Le problème c’est que nous avons chaque année, 150, 160, 170 000 jeunes qui sortent du système scolaire, sans formation. Ça, c’est un scandale absolu. L’idée de s’occuper des jeunes, ceux qui sont sans qualification, elle est bonne, mais elle n’est pas seulement bonne, elle est indispensable, surtout lorsque, en face, il y a grosso modo 500 000 emplois dans les très petites entreprises, celles qui sont visées justement par cette mesure, et qui ne sont pas pourvues. Donc on a un marché du travail qui ne fonctionne pas, d’un côté 160, 170 000 jeunes, sans qualification, et au chômage et de l’autre côté 500 000 emplois possibles, qui ne trouvent pas à être remplis, à être pourvus, dans les TPE, dans les Très petites entreprises. »

« De la même manière que nous avons réussi avec les emplois jeunes, dans les cités, nous pouvons réussir avec ce contrat première chance. »

Point Presse du 05 Avril

Najat Belkacem en meeting à Grigny

Une autre France est possible, plus riche, plus prospère, plus juste, plus sûre et plus solidaire.




« Nicolas Sarkozy a raison, elle existe la France exaspérée, je la vois tous les jours, je la vois ce soir ici à Grigny. Nous sommes la France exaspérée, exaspérée par l'échec scolaire, par le mal logement, par la misère, par l'insécurité. Nous sommes la France exaspérée encore, dans cette campagne des chiffres du chômage maquillés, des bilans non assumés, des violences verbales et des coups bas, la France exaspérée de l'obsession ethnique du candidat UMP, exaspérée par les tentatives d'opposer les Français les uns aux autres, par les stigmatisations offensantes des chômeurs, des fonctionnaires, des immigrés, des malades. La France exaspérée par cinq années de régression sociale. »

« Je comprends les préoccupations et même la désespérance de certains Français, en particulier des plus jeunes. Je viens vous dire, parce que je ne crois pas à la fatalité, qu'une autre politique est possible, qu'une autre France est possible, plus riche, plus prospère, plus juste, plus sûre et plus solidaire. »

« Cette autre France, cette République nouvelle, Ségolène Royal la porte en elle, elle en porte le projet de ville en ville, sans relâche depuis des mois. Ce projet c'est le vôtre, c'est celui dont notre pays a besoin pour se remettre debout. »

« L'emploi des jeunes est au cœur du pacte présidentiel grâce au droit à un premier emploi, à la création de 500.000 emplois tremplins et au « contrat première chance ». On ne peut pas se contenter de clamer qu’il faut travailler plus pour gagner plus comme Marie Antoinette clamait « ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche » ! Il faut faire confiance à cette jeunesse bouillonnante, entreprenante qui est une chance pour la France. »

jeudi 5 avril 2007

Ségolène Royal en meeting à Bordeaux


A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 avril, je ne m'adresserai exclusivement qu'aux Français.
"Je veux incarner jusqu'au bout cette République du respect, porter jusqu'au bout l'élévation du débat présidentiel, parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause. C'est pourquoi, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 avril, premier tour de l'élection présidentielle, je ne m'adresserai exclusivement qu'aux Français" et "je refuserai de répondre à toutes les attaques, d'où qu'elles viennent", annonce Ségolène Royal devant plus de 10.000 personnes.

Je ne veux "pas laisser le débat présidentiel se tirer vers le bas", explique la candidate socialiste, qui veut "oublier les agressions verbales de la droite". Elle demande à ses partisans de veiller à ne pas laisser "déformer" ses propos. "Je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer". Il ne faut pas "laisser vilipender la vision de la France que je porte et cela m'aidera à défendre davantage le pacte présidentiel qui va porter le changement profond dont la France a besoin et qu'elle attend".

"J'ai déjà remis au point un certain nombre de choses".

Ségolène Royal invitée de I-Télé

Ségolène Royal précise que le "contrat première chance" qu'elle veut créer pour les jeunes sans qualification s'appuiera sur des dispositifs existants :"Le jeune est pris dans l'entreprise avec un tutorat d'accompagnement et, au bout de trois mois maximum, soit il est intégré dans un contrat d'apprentissage, soit le jeune devient immédiatement efficace, et cette période d'essai se transforme en contrat de travail, soit il est en contrat de professionnalisation".

Elle rappelle ensuite :"A quelques jours du premier tour de la présidentielle du 22 avril prochain, je suis en dialogue direct avec les Français. Je le fais en femme libre. Je ne suis liée à aucun pouvoir économique, aucun pouvoir d'argent, à aucun groupe de pression. Je n'ai personne à placer, et je me situe, maintenant, au-dessus des partis politiques, même si j'ai l'appui de trois grands partis de gauche, mais je m'adresse aujourd'hui à l'ensemble des Français".

"Je suis forte de ce pacte présidentiel que je propose".

Interrogée sur le soutien de Yannick Noah, Ségolène Royal répond : "Je suis très heureuse de ce soutien, il ne m'en avait même pas informé. C'est encore plus précieux lorsque ce sont des initiatives qui sont prises sans même qu'il y ait des contacts préalables".

"Yannick Noah est un grand sportif. C'est toujours le symbole du courage. C'est quelqu'un d'engagé dans les causes humanitaires dans lesquels les jeunes se reconnaissent, c'est un soutien précieux que j'apprécie à sa juste valeur".