Ségolène Royal estime que le débat, retransmis par BFM TV et RMC, est "un événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique et ce besoin de sortir de l'affrontement bloc contre bloc. C'est un dialogue aujourd'hui qui se déroule, en toute clarté", a déclaré la candidate socialiste.
"L'affrontement bloc contre bloc, 50 contre 50, ça ne marche pas. Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble, nous ne sommes pas d'accord sur tout. Ce que je n'attends pas de ce dialogue, c'est un ralliement, c'est-à-dire une espèce de coup de théâtre. Je n'attends pas cela car ce n'est pas ce qu'attendent les électeurs".
Malgré quelques désaccords sur certains points, ils dégagent de nombreux points de convergences, par exemple, sur la nécessité d'abolir l'adoption de projets de loi sans débat (49.3), les indemnités des députés ou pour dénoncer un "verrouillage médiatique".
"Vous êtes un excellent défenseur du pacte présidentiel !", déclare même, à un moment, Ségolène Royal à François Bayrou.
Le député béarnais parle des "trois forces qui structurent la vie politique française" droite, gauche et centre, avec des dirigeants "de la même génération: nous avons le devoir de faire bouger les choses".
"Nous ne parlons pas au nom des partis", nuance la candidate socialiste, soulignant qu'elle a engagé "un dialogue direct avec les Français" et qu'elle "dépasse les partis politiques". "Il n'y a pas entre nous de tractations de couloirs entre organisations politiques".
samedi 28 avril 2007
La haute main de Sarkozy sur les médias
Les médias sont-ils au service de Sarkozy ? Et, si oui, qui passe les plats ? Alors que l'organisation du débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a continué vendredi de défrayer la chronique (lire ci-contre), la question d'une certaine intrusion pour rester poli du candidat Sarkozy dans les médias se repose avec une méchante acuité. Suite d'un long feuilleton, lors duquel l'homme a su déployer un large registre : grosse colère (récemment, en coulisses de l'émission France Europe Express sur France 3, parce qu'il n'avait pas de loge), invectives directes à des journalistes, remerciements douteux, par exemple à Robert Namias (TF1) et Arlette Chabot (France 2) pour avoir levé le pied sur le soulèvement des banlieues fin 2005, quand il ne s'agit pas d'abus de pouvoir caractérisé. C'est bien Nicolas Sarkozy qui, lorsqu'il était encore ministre de l'Intérieur, a exigé et obtenu le limogeage du patron de Paris Match, qui avait eu l'outrecuidance de montrer Cécilia en compagnie d'un autre que lui en une. Caractère autoritaire ? Manque de respect pour l'indépendance des médias ? Ce qui est sûr, c'est ce que le candidat jouit d'un formidable réseau de copains qui tiennent le haut du pavé dans les médias.
Un grand réseau
D'abord, il y a Martin Bouygues, le plus proche de tous, son meilleur ami et, ça tombe bien, patron de TF1 (soit un tiers de l'audience télévisuelle). Mais il y a aussi Arnaud Lagardère, son «frère», patron du groupe qui abrite en son giron Europe 1, Paris Match, le JDD, etc. C'est sans compter avec Serge Dassault, déçu du chiraquisme, et propriétaire du Figaro, Bernard Arnault, le témoin de son mariage avec Cécilia, et propriétaire de la Tribune, ou encore François Pinault, propriétaire du Point avec qui Sarko partage entre autres la même passion du vélo. Et alors ? Tous ces patrons-actionnaires ont-ils le petit doigt sur la couture et peuvent-ils vraiment mettre leurs journalistes au garde-à-vous ? Pas si simple. Mais certains faits sont troublants.
La télé sous influence
Coups de fil, conseils, pressions, et sans doute et aussi une bonne dose d'autocensure de la part des chaînes de peur de déplaire, l'ombre de Sarko plane sur les JT. La crise des banlieues de 2005 en est l'illustration toute spéciale. Novembre de cette année-là, 7 à 8 (TF1) saisit en caméra cachée une provocation policière envers des jeunes. Savon du directeur de l'information. Le dimanche suivant, l'émission contrebalance avec les interviews de maires de banlieues chaudes. Le 10 novembre, cette fois, c'est France 2 qui diffuse dans son JT les images du tabassage de jeunes par des policiers. Ceux-ci sont suspendus. Arlette Chabot décide d'ôter le reportage du site web de France 2 : «Nous ne voulions pas tomber dans la surenchère.» En août dernier, le ministre de l'Intérieur, invité à TF1 pour une interview, en profite pour passer un savon mémorable à un journaliste. La raison ? Un reportage sur les sans-papiers de Cachan, jugé trop complaisant. En juin 2005, quand Canal + songe à se débarrasser de Karl Zéro à la déontologie variable, Sarkozy appelle Bertrand Méheut, patron du groupe, pour l'en dissuader. Pour le coup, il n'est pas le seul, puisque Laurent Fabius s'est lui aussi fendu d'un coup de fil. Autre affaire : le 7 mars 2006, la veille d'un délicat voyage du ministre aux Antilles, TF1 annonce que le joker de PPDA sera désormais le journaliste noir et antillais Harry Roselmack. Un bien beau hasard n'arrivant jamais seul, Sarkozy est déjà au courant. Le 17 février, recevant Place Beauvau le club Averroes, qui défend l'image des minorités dans les médias, le ministre de l'Intérieur avait en effet annoncé la nouvelle : il y aura, cet été, un Noir au 20 heures. D'ici à ce que ce soit Sarkozy qui ait lui-même soufflé l'idée à Bouygues... Plus récemment, ainsi que le raconte cette semaine le Canard enchaîné, Claude Guéant, directeur de campagne de Sarkozy, a tenté de s'assurer auprès de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, que les émissions de Georges-Marc Benhamou, récent soutien de l'UMP, seraient bien reconduites à la rentrée. Raté : Carolis l'a envoyé sur les roses. Mercredi dernier encore, lors de l'interview de Sarkozy sur TF1 par PPDA et François Bachy, un détail amusant : plusieurs plans ont montré que, sous la table, le candidat de l'UMP avait enlevé ses chaussures. Sarkozy en chaussettes ! Il se croit chez lui, ou quoi ?
Brouillage sur les ondes
Est-ce un hasard si les Guignols s'en donnent à coeur joie sur un si zélé Jean-Pierre Elkabbach qui, du haut d'Europe 1, pratiquerait à outrance des interviews cire-UMP ? En tout cas, en février 2006, le Canard enchaîné révèle que Jean-Pierre Elkabbach, directeur de la station, a pris conseil auprès de Nicolas Sarkozy sur le choix d'un journaliste politique. «C'est normal, fanfaronne Sarkozy. J'ai été ministre de la Communication.» Et il ajoute : «Je les connais, les journalistes.» De son côté, Elkabbach revendique sa «méthode» de recrutement, qui consiste, dit-il, à prendre l'avis des politiques, mais aussi de syndicalistes ou d'associations : «Je fais cela pour tous les services parce que je veux avoir les meilleurs... Je ne peux pas interdire aux politiques de me donner leur avis. Mais, ensuite, je décide à 100 % moi-même.»
Pressions sur la presse
C'est sans doute sur Paris Match que les interventions de Nicolas Sarkozy ont été les plus directes et les plus pressantes. Témoin, l'incroyable limogeage de l'ancien patron de Paris Match, Alain Genestar. Témoin aussi, depuis, le chouchoutage du candidat. Ah ! ce titre «Un destin en marche», dont a bénéficié Sarkozy en décembre dernier (sans parler des huit pages lui étant dédiées). Mais si c'était tout. Très déboussolant aussi, le tout récent «outing» de Joseph Macé-Scaron, actuellement directeur adjoint de la rédaction de Marianne , dans l'émission On refait le monde du 16 avril sur RTL : «J'ai été démissionné du Figaro Magazine [en juin 2005], tout simplement parce que j'ai refusé de tailler des pipes à M. Nicolas Sarkozy.» Direct. Autant que les coups de fil de Sarkozy à Edouard de Rothschild (actionnaire de référence de Libération ) pour se plaindre...
Par Raphaël GARRIGOS, Catherine MALLAVAL, Isabelle ROBERTS (Libération)
Un grand réseau
D'abord, il y a Martin Bouygues, le plus proche de tous, son meilleur ami et, ça tombe bien, patron de TF1 (soit un tiers de l'audience télévisuelle). Mais il y a aussi Arnaud Lagardère, son «frère», patron du groupe qui abrite en son giron Europe 1, Paris Match, le JDD, etc. C'est sans compter avec Serge Dassault, déçu du chiraquisme, et propriétaire du Figaro, Bernard Arnault, le témoin de son mariage avec Cécilia, et propriétaire de la Tribune, ou encore François Pinault, propriétaire du Point avec qui Sarko partage entre autres la même passion du vélo. Et alors ? Tous ces patrons-actionnaires ont-ils le petit doigt sur la couture et peuvent-ils vraiment mettre leurs journalistes au garde-à-vous ? Pas si simple. Mais certains faits sont troublants.
La télé sous influence
Coups de fil, conseils, pressions, et sans doute et aussi une bonne dose d'autocensure de la part des chaînes de peur de déplaire, l'ombre de Sarko plane sur les JT. La crise des banlieues de 2005 en est l'illustration toute spéciale. Novembre de cette année-là, 7 à 8 (TF1) saisit en caméra cachée une provocation policière envers des jeunes. Savon du directeur de l'information. Le dimanche suivant, l'émission contrebalance avec les interviews de maires de banlieues chaudes. Le 10 novembre, cette fois, c'est France 2 qui diffuse dans son JT les images du tabassage de jeunes par des policiers. Ceux-ci sont suspendus. Arlette Chabot décide d'ôter le reportage du site web de France 2 : «Nous ne voulions pas tomber dans la surenchère.» En août dernier, le ministre de l'Intérieur, invité à TF1 pour une interview, en profite pour passer un savon mémorable à un journaliste. La raison ? Un reportage sur les sans-papiers de Cachan, jugé trop complaisant. En juin 2005, quand Canal + songe à se débarrasser de Karl Zéro à la déontologie variable, Sarkozy appelle Bertrand Méheut, patron du groupe, pour l'en dissuader. Pour le coup, il n'est pas le seul, puisque Laurent Fabius s'est lui aussi fendu d'un coup de fil. Autre affaire : le 7 mars 2006, la veille d'un délicat voyage du ministre aux Antilles, TF1 annonce que le joker de PPDA sera désormais le journaliste noir et antillais Harry Roselmack. Un bien beau hasard n'arrivant jamais seul, Sarkozy est déjà au courant. Le 17 février, recevant Place Beauvau le club Averroes, qui défend l'image des minorités dans les médias, le ministre de l'Intérieur avait en effet annoncé la nouvelle : il y aura, cet été, un Noir au 20 heures. D'ici à ce que ce soit Sarkozy qui ait lui-même soufflé l'idée à Bouygues... Plus récemment, ainsi que le raconte cette semaine le Canard enchaîné, Claude Guéant, directeur de campagne de Sarkozy, a tenté de s'assurer auprès de Patrick de Carolis, président de France Télévisions, que les émissions de Georges-Marc Benhamou, récent soutien de l'UMP, seraient bien reconduites à la rentrée. Raté : Carolis l'a envoyé sur les roses. Mercredi dernier encore, lors de l'interview de Sarkozy sur TF1 par PPDA et François Bachy, un détail amusant : plusieurs plans ont montré que, sous la table, le candidat de l'UMP avait enlevé ses chaussures. Sarkozy en chaussettes ! Il se croit chez lui, ou quoi ?
Brouillage sur les ondes
Est-ce un hasard si les Guignols s'en donnent à coeur joie sur un si zélé Jean-Pierre Elkabbach qui, du haut d'Europe 1, pratiquerait à outrance des interviews cire-UMP ? En tout cas, en février 2006, le Canard enchaîné révèle que Jean-Pierre Elkabbach, directeur de la station, a pris conseil auprès de Nicolas Sarkozy sur le choix d'un journaliste politique. «C'est normal, fanfaronne Sarkozy. J'ai été ministre de la Communication.» Et il ajoute : «Je les connais, les journalistes.» De son côté, Elkabbach revendique sa «méthode» de recrutement, qui consiste, dit-il, à prendre l'avis des politiques, mais aussi de syndicalistes ou d'associations : «Je fais cela pour tous les services parce que je veux avoir les meilleurs... Je ne peux pas interdire aux politiques de me donner leur avis. Mais, ensuite, je décide à 100 % moi-même.»
Pressions sur la presse
C'est sans doute sur Paris Match que les interventions de Nicolas Sarkozy ont été les plus directes et les plus pressantes. Témoin, l'incroyable limogeage de l'ancien patron de Paris Match, Alain Genestar. Témoin aussi, depuis, le chouchoutage du candidat. Ah ! ce titre «Un destin en marche», dont a bénéficié Sarkozy en décembre dernier (sans parler des huit pages lui étant dédiées). Mais si c'était tout. Très déboussolant aussi, le tout récent «outing» de Joseph Macé-Scaron, actuellement directeur adjoint de la rédaction de Marianne , dans l'émission On refait le monde du 16 avril sur RTL : «J'ai été démissionné du Figaro Magazine [en juin 2005], tout simplement parce que j'ai refusé de tailler des pipes à M. Nicolas Sarkozy.» Direct. Autant que les coups de fil de Sarkozy à Edouard de Rothschild (actionnaire de référence de Libération ) pour se plaindre...
Par Raphaël GARRIGOS, Catherine MALLAVAL, Isabelle ROBERTS (Libération)
Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie
Ségolène Royal en meeting à Lyon.
"La politique peut et doit encore beaucoup et, de jour en jour, je me sens de plus en plus prête à assumer la présidence de cette France présidente et c'est pour cela que je vous demande de me faire confiance".
"Je pense de plus en plus à François Mitterrand et à ce 10 mai 1981, et je crois que le profond désir d'alternance est aussi fort, aussi puissant et nous avons le devoir de le réussir et je sais qu'avec vous, cette réussite, cette victoire, elle devient ce soir possible. Je me bats avec vous pour gagner et cette victoire, nous allons l'arracher ensemble".
Ségolène Royal réitère son appel au rassemblement devant 15 000 personnes :"Je tends aujourd'hui la main pour un vaste rassemblement des républicains de progrès". "J'appelle tous ces hommes et toutes ces femmes à venir soulever la vague de la victoire qui permettra à la France de changer". "Rejoignez-moi!"
Elle estime qu'"à l'approche de ce second tour, on voit que les choses se simplifient, que les messages se clarifient". "Vous allez avoir le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi d'un côté, et la candidate soutenue par Zapatero et par Romano Prodi. Voilà le choix qui est devant vous".
"Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie. Voilà la rénovation politique que je vous propose". "Elle est possible". Il s'agit d'une "démarche nouvelle" et "surprenante pour quelques-uns, qui nous demande des efforts aux uns et aux autres pour sortir des dogmes, des idées préconçues ou des camps qui s'affrontent".
S'adressant à "la gauche", aux "écologistes" et "au-delà", Ségolène Royal appelle à faire bloc autour d'elle ."Je suis convaincue que nous devons nous rassembler dès lors que nous considérons que les valeurs de paix civile et d'harmonie sociale nous sont communes, même s'il reste ici ou là quelques divergences". Elle évoque également des idées communes à la gauche et au centre sur la dette, le déficit des comptes sociaux ou l'éducation. "Je crois pouvoir rassembler".
Un message qui s'adresse "à tous ceux qui pensent qu'on peut réformer la France sans brutalité", "que l'on peut protéger les exclus tout en étant compétitif sur le plan économique", "que trop de violence latente et contenue risque de se déployer demain dans nos territoires et dans nos quartiers". "A tous ceux qui refusent ces fatalités, et partagent ces valeurs, je les appelle à converger massivement pour que la France puisse réaliser ce changement le 6 mai prochain".
"Je ne me pose pas tous les quatre matins, comme le fait le candidat de l'UMP, en victime". "L'élection présidentielle ne se joue pas sur une victimisation, ou alors il faut faire autre chose. Je pense qu'il faut accepter à ce niveau de responsabilité la force des engagements, la force de la confrontation et l'échange d'idées" et "cesser de se présenter comme une éternelle victime".
"C'est assez drôle, car il n'en a pas vraiment le rôle quand je vois la somme des attaques, des mots violents, des mots de mépris qu'il a pour François Bayrou", ajoute la candidate socialiste.
Ségolène Royal souligne avoir "pris beaucoup de coups dans cette campagne". "Quand on fait le florilège des attaques qu'il fait sur moi dans ses meetings, on en remplirait tout un roman", "J'ai choisi de les ignorer et de ne pas y répondre". "Jamais vous ne me verrez me mettre en position de victime. Je ne suis pas une faible victime, je ne suis pas une faible femme. Je suis, comme disent les Antillais, une femme debout, je suis une femme solide, je suis une combattante! Je vais vous conduire à la victoire. Je sais qu'elle est possible, qu'elle est à portée de main. Elle dépend de nous".
"La politique peut et doit encore beaucoup et, de jour en jour, je me sens de plus en plus prête à assumer la présidence de cette France présidente et c'est pour cela que je vous demande de me faire confiance".
"Je pense de plus en plus à François Mitterrand et à ce 10 mai 1981, et je crois que le profond désir d'alternance est aussi fort, aussi puissant et nous avons le devoir de le réussir et je sais qu'avec vous, cette réussite, cette victoire, elle devient ce soir possible. Je me bats avec vous pour gagner et cette victoire, nous allons l'arracher ensemble".
Ségolène Royal réitère son appel au rassemblement devant 15 000 personnes :"Je tends aujourd'hui la main pour un vaste rassemblement des républicains de progrès". "J'appelle tous ces hommes et toutes ces femmes à venir soulever la vague de la victoire qui permettra à la France de changer". "Rejoignez-moi!"
Elle estime qu'"à l'approche de ce second tour, on voit que les choses se simplifient, que les messages se clarifient". "Vous allez avoir le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi d'un côté, et la candidate soutenue par Zapatero et par Romano Prodi. Voilà le choix qui est devant vous".
"Ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous différencie. Voilà la rénovation politique que je vous propose". "Elle est possible". Il s'agit d'une "démarche nouvelle" et "surprenante pour quelques-uns, qui nous demande des efforts aux uns et aux autres pour sortir des dogmes, des idées préconçues ou des camps qui s'affrontent".
S'adressant à "la gauche", aux "écologistes" et "au-delà", Ségolène Royal appelle à faire bloc autour d'elle ."Je suis convaincue que nous devons nous rassembler dès lors que nous considérons que les valeurs de paix civile et d'harmonie sociale nous sont communes, même s'il reste ici ou là quelques divergences". Elle évoque également des idées communes à la gauche et au centre sur la dette, le déficit des comptes sociaux ou l'éducation. "Je crois pouvoir rassembler".
Un message qui s'adresse "à tous ceux qui pensent qu'on peut réformer la France sans brutalité", "que l'on peut protéger les exclus tout en étant compétitif sur le plan économique", "que trop de violence latente et contenue risque de se déployer demain dans nos territoires et dans nos quartiers". "A tous ceux qui refusent ces fatalités, et partagent ces valeurs, je les appelle à converger massivement pour que la France puisse réaliser ce changement le 6 mai prochain".
"Je ne me pose pas tous les quatre matins, comme le fait le candidat de l'UMP, en victime". "L'élection présidentielle ne se joue pas sur une victimisation, ou alors il faut faire autre chose. Je pense qu'il faut accepter à ce niveau de responsabilité la force des engagements, la force de la confrontation et l'échange d'idées" et "cesser de se présenter comme une éternelle victime".
"C'est assez drôle, car il n'en a pas vraiment le rôle quand je vois la somme des attaques, des mots violents, des mots de mépris qu'il a pour François Bayrou", ajoute la candidate socialiste.
Ségolène Royal souligne avoir "pris beaucoup de coups dans cette campagne". "Quand on fait le florilège des attaques qu'il fait sur moi dans ses meetings, on en remplirait tout un roman", "J'ai choisi de les ignorer et de ne pas y répondre". "Jamais vous ne me verrez me mettre en position de victime. Je ne suis pas une faible victime, je ne suis pas une faible femme. Je suis, comme disent les Antillais, une femme debout, je suis une femme solide, je suis une combattante! Je vais vous conduire à la victoire. Je sais qu'elle est possible, qu'elle est à portée de main. Elle dépend de nous".
"Nous devons gagner, nous pouvons gagner, nous allons gagner."
Dominique Strauss Kahn en meeting avec Ségolène Royal à Lyon.
Dominique Strauss Kahn refuse la "mini-Europe" du candidat UMP, la "mini-France" et le "mini-traité proposé sans doute par un mini-candidat", devant 15.000 personnes réunies, au parc Eurexpo près de Lyon.
"Avec Nicolas Sarkozy, ce sera la société du libéralisme et du corset". La France de Ségolène Royal sera une "société démocratique, ouverte". "Aujourd'hui, quand on est démocrate ou de gauche, on vote Ségolène Royal !".
Dominique Strauss-Kahn dénonce le "débauchage des parlementaires centristes" et les "menaces contre les médias" qu'il impute à Nicolas Sarkozy. "Un Sarkozy président, ce sont les libertés en cause! ".
"Dans la société de Nicolas Sarkozy, il y aura des gagnants, mais il y aura aussi beaucoup de perdants. Ce sera la société du gagnant-perdant, alors que Ségolène Royal vous propose la société du gagnant-gagnant! "
"Nous devons gagner, nous pouvons gagner, nous allons gagner ". Il désire "gagner" pour les "opprimés au travail", "pour ceux qui sont dans les cités", "pour les patients qui ont besoin de solidarité" et "pour ceux qui cherchent un travail".
"Alors nous allons gagner", "Ségolène Royal saura rassembler. Je la soutiens de toute ma force!".
Dominique Strauss Kahn refuse la "mini-Europe" du candidat UMP, la "mini-France" et le "mini-traité proposé sans doute par un mini-candidat", devant 15.000 personnes réunies, au parc Eurexpo près de Lyon.
"Avec Nicolas Sarkozy, ce sera la société du libéralisme et du corset". La France de Ségolène Royal sera une "société démocratique, ouverte". "Aujourd'hui, quand on est démocrate ou de gauche, on vote Ségolène Royal !".
Dominique Strauss-Kahn dénonce le "débauchage des parlementaires centristes" et les "menaces contre les médias" qu'il impute à Nicolas Sarkozy. "Un Sarkozy président, ce sont les libertés en cause! ".
"Dans la société de Nicolas Sarkozy, il y aura des gagnants, mais il y aura aussi beaucoup de perdants. Ce sera la société du gagnant-perdant, alors que Ségolène Royal vous propose la société du gagnant-gagnant! "
"Nous devons gagner, nous pouvons gagner, nous allons gagner ". Il désire "gagner" pour les "opprimés au travail", "pour ceux qui sont dans les cités", "pour les patients qui ont besoin de solidarité" et "pour ceux qui cherchent un travail".
"Alors nous allons gagner", "Ségolène Royal saura rassembler. Je la soutiens de toute ma force!".
vendredi 27 avril 2007
Pour rendre l'ordre du monde plus juste: Ce que propose Ségolène Royal

Petits rappels sur l'expérience internationale de M. Sarkozy :
Sur l'Europe, Nicolas Sarkozy propose de faire adopter un traité constitutionnel similaire à celui refusé par les Français en 2005 par voie parlementaire, sans consulter les Français.
Aux Etats-Unis, en septembre 2006, Nicolas Sarkozy regrette "l'arrogance de la France" à propos de l'opposition du Président de la République à l'intervention en Irak.
En Espagne, Nicolas Sarkozy a ouvertement critiqué la politique d'immigration de José Luis Zapatero en septembre 2006 qui lui a répondu : « Nous n'avons aucune leçon à recevoir. Ce que veut dire le ministre français de l'intérieur ne tient pas quand nous avons vu ce qui s'est passé dans les banlieues de Paris ».
Sur l'Afrique, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à prendre conseil auprès d'Omar Bongo, dictateur au Gabon. « Il est venu écouter les conseils du vieux sage ». Les images de leur entrevue n'ont jamais été diffusées sur les télévisions françaises :
Sur le Proche Orient, lors d'une émission, Nicolas Sarkozy ne sait pas si Al-Qaeda sont des chiites ou des sunnites. Il ajoute qu'il ne faut pas réduire le débat à l'appartenance « à une ethnie ». Ecouter : http://www.marianne2007.info/index.php/46193/?preaction=podcast
En Italie, Gianfranco Fini, anciennement MSI (parti fasciste italien), a préfacé le livre de Nicolas Sarkozy. Il est « l'un des hommes politique italiens les plus talentueux, un homme de grand talent » d'après Nicolas Sarkozy qui a reçu cette semaine le soutien de Silvio Berlusconi.
Ce que propose Ségolène Royal
Pour rendre l'ordre du monde plus juste
Pour un nouveau souffle européen :
• Construire une Europe plus protectrice, mettre en place rapidement des politiques communes ambitieuses sur la Recherche, l'énergie ou l'environnement. Préserver, par une directive-cadre le développement de services publics de qualité.
• Inscrire dans les statuts de la Banque Centrale Européenne l'objectif de croissance-emploi, créer un gouvernement de la zone Euro.
• Améliorer le niveau de vie et la protection sociale grâce à un protocole social.
• Négocier un traité institutionnel soumis à référendum en 2009
• Doter notre défense nationale de moyens à la hauteur des risques nouveaux auxquels nous sommes confrontés. Notre capacité de dissuasion nucléaire doit être préservée.
• Inscrire notre effort de défense dans une politique européenne de sécurité. L'objectif est à la fois de renforcer notre sécurité et de rationaliser nos dépenses.
Pour la paix dans le monde :
• Maîtriser la mondialisation en œuvrant à une plus grande transparence et efficacité des instruments de régulation : introduire à l'OMC une hiérarchie des normes qui équilibre les mesures de nature commerciale par le respect des normes sociales et environnementales ; réformer profondément le FMI et la Banque mondiale pour en faire des instruments au service du développement humain ; mettre en place une taxe sur les flux financiers de type Tobin.
• Réviser notre politique d'aide au développement, passer à un véritable co-développement en favorisant les projets concrets associant directement les bénéficiaires.
• Lancer avec nos partenaires européens une initiative pour une Conférence internationale de paix et de sécurité au Proche Orient.
Nicolas Hulot donnera sa voix à Ségolène Royal
L’article du Parisien / Aujourd’hui en France affirme que Nicolas Hulot donnera sa voix à Ségolène Royal le 6 Mai prochain. Il a affirmé selon le quotidien que notre candidate est la plus complète et la plus précise quant à ses propositions sur le thème de l’écologie : « Ségolène Royal a ratifié 80 % du Pacte écologique, Nicolas Sarkozy 40 %. Et comme j’ai toujours dit que je me déterminerais personnellement en fonction du taux d’adhésion des candidats au Pacte, à vous d’imaginer pour qui je voterai. »
Le programme de Ségolène Royal a été noté 16/20 par l'"Alliance pour la planète", un collectif d’associations écologiques dont fait partie la Fondation Hulot contre une note de 08/20 pour le programme de Nicolas Sarkozy.
Les engagements de Ségolène Royal rejoignent les propositions de l’Alliance en termes d’objectifs tout comme de moyens sur la rénovation des logements anciens, la réglementation thermique, le financement des transports en commun et de développement des énergies primaires (1, 2, 3, et 5).
Toutefois elle ne prend pas position sur la demande de moratoire concernant les projets autoroutiers (4).
Elle s’engage par écrit à ce que la suspension du projet de nouveau réacteur EPR soit appliquée pendant les débats qu'elle engagera sur cette question (6)
En matière de gestion des déchets, les objectifs fixés par la candidate sont inférieurs à ceux escomptés. En effet, si la candidate propose bien un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs d'ordures ménagères, les moyens proposés pour développer la collecte sélective de l'ensemble des déchets ménagers ne satisfont pas l'objectif du traitement de 80% vers des procédés (8).
Concernant la fin de l'artificialisation et de la dégradation des milieux naturels et ruraux (10), les objectifs sont repris et certains moyens sont proposés. La candidate s'attachera à renégocier la PAC vers la réinstauration de la biodiversité, tout en réformant le code des marchés publics en insérant une clause préférentielle de performance environnementale (Par ailleurs elle soutient la création d'un grand réseau écologique) (11).
Néanmoins la question de la suppression complète des aides publiques aux activités portant préjudices aux milieux naturels et à l'environnement n'est pas directement abordée (12).
Concernant la responsabilité des entreprises (13), si l'objectif poursuivi est bien de mettre en application le principe pollueur payeur, les moyens retenus sont en décalage avec les propositions de l'Alliance. Elle propose bien d'étendre l'obligation d'information des grandes entreprises sur l'impact de leurs activités mais sans pour autant alourdir le régime de responsabilité des dirigeants par rapport à la sanction déjà prévue par la directive communautaire.
L'objectif d'une écotaxe est repris mais ses modalités ne sont pas suffisamment précises pour correspondre complètement à la mesure proposée par l'Alliance (14)
Par ailleurs, favorable à un moratoire sur les OGM et à l'interdiction de l'usage des CMR, les moyens qu'elle propose pour interdire toute substance chimique reconnue dangereuse pour la santé et l'environnement, dans une application rigoureuse du règlement REACH, vont dans le sens des mesures proposées par l'Alliance (15 et 18).
Le lancement d'un programme national de recherche épidémiologique est retenu mais les moyens à engager ne sont pas précisés (16).
En matière d'agriculture les objectifs de conversion des terres agricoles en agriculture biologique sont repris et des moyens sont proposés (17).
Dans l'ensemble, les objectifs de coopération et de co-développement plus favorables aux pays du Sud (19) et de meilleure distribution de l'Aide Publique au Développement (20) sont repris et des moyens mis en œuvre.
Par ailleurs, la candidate propose la mise en place d'une politique visant à protéger les pays du Sud par, notamment, la suppression des subventions de l'OMC vers les pays du Nord et une meilleure gestion des capacités de pêche (21). Cependant il manque encore beaucoup de précisions sur les modalités de mise en œuvre.
Concernant l'éducation, la formation et la sensibilisation du public sur les solutions à la crise écologique (22), l'objectif est repris et des moyens sont apportés comme la mise en place de nouvelles filières scolaires, de nouveaux métiers et d'une adaptation des programmes.
Concernant la publicité si la candidate reprend bien l'idée d'une éthique de la publicité bannissant les usages infondés de l’argument écologique et réglementant la promotion des produits les plus polluants, elle ne s'engage pas concrètement à réformer l'actuel Bureau de Vérification de la Publicité pour le transformer en autorité administrative indépendante (23).
L'objectif de rendre l'Etat exemplaire dans sa gestion comme dans ses achats est intégré. La candidate propose ainsi un certain nombre de mesures comme l’engagement des administrations et entreprises publiques et des grandes entreprises françaises à remplacer progressivement leurs flottes captives par des véhicules économes ou encore l'adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public (logements sociaux, écoles, hôpitaux …) mais les moyens proposés restent encore insuffisants (24).
Le programme de Ségolène Royal a été noté 16/20 par l'"Alliance pour la planète", un collectif d’associations écologiques dont fait partie la Fondation Hulot contre une note de 08/20 pour le programme de Nicolas Sarkozy.
Les engagements de Ségolène Royal rejoignent les propositions de l’Alliance en termes d’objectifs tout comme de moyens sur la rénovation des logements anciens, la réglementation thermique, le financement des transports en commun et de développement des énergies primaires (1, 2, 3, et 5).
Toutefois elle ne prend pas position sur la demande de moratoire concernant les projets autoroutiers (4).
Elle s’engage par écrit à ce que la suspension du projet de nouveau réacteur EPR soit appliquée pendant les débats qu'elle engagera sur cette question (6)
En matière de gestion des déchets, les objectifs fixés par la candidate sont inférieurs à ceux escomptés. En effet, si la candidate propose bien un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs d'ordures ménagères, les moyens proposés pour développer la collecte sélective de l'ensemble des déchets ménagers ne satisfont pas l'objectif du traitement de 80% vers des procédés (8).
Concernant la fin de l'artificialisation et de la dégradation des milieux naturels et ruraux (10), les objectifs sont repris et certains moyens sont proposés. La candidate s'attachera à renégocier la PAC vers la réinstauration de la biodiversité, tout en réformant le code des marchés publics en insérant une clause préférentielle de performance environnementale (Par ailleurs elle soutient la création d'un grand réseau écologique) (11).
Néanmoins la question de la suppression complète des aides publiques aux activités portant préjudices aux milieux naturels et à l'environnement n'est pas directement abordée (12).
Concernant la responsabilité des entreprises (13), si l'objectif poursuivi est bien de mettre en application le principe pollueur payeur, les moyens retenus sont en décalage avec les propositions de l'Alliance. Elle propose bien d'étendre l'obligation d'information des grandes entreprises sur l'impact de leurs activités mais sans pour autant alourdir le régime de responsabilité des dirigeants par rapport à la sanction déjà prévue par la directive communautaire.
L'objectif d'une écotaxe est repris mais ses modalités ne sont pas suffisamment précises pour correspondre complètement à la mesure proposée par l'Alliance (14)
Par ailleurs, favorable à un moratoire sur les OGM et à l'interdiction de l'usage des CMR, les moyens qu'elle propose pour interdire toute substance chimique reconnue dangereuse pour la santé et l'environnement, dans une application rigoureuse du règlement REACH, vont dans le sens des mesures proposées par l'Alliance (15 et 18).
Le lancement d'un programme national de recherche épidémiologique est retenu mais les moyens à engager ne sont pas précisés (16).
En matière d'agriculture les objectifs de conversion des terres agricoles en agriculture biologique sont repris et des moyens sont proposés (17).
Dans l'ensemble, les objectifs de coopération et de co-développement plus favorables aux pays du Sud (19) et de meilleure distribution de l'Aide Publique au Développement (20) sont repris et des moyens mis en œuvre.
Par ailleurs, la candidate propose la mise en place d'une politique visant à protéger les pays du Sud par, notamment, la suppression des subventions de l'OMC vers les pays du Nord et une meilleure gestion des capacités de pêche (21). Cependant il manque encore beaucoup de précisions sur les modalités de mise en œuvre.
Concernant l'éducation, la formation et la sensibilisation du public sur les solutions à la crise écologique (22), l'objectif est repris et des moyens sont apportés comme la mise en place de nouvelles filières scolaires, de nouveaux métiers et d'une adaptation des programmes.
Concernant la publicité si la candidate reprend bien l'idée d'une éthique de la publicité bannissant les usages infondés de l’argument écologique et réglementant la promotion des produits les plus polluants, elle ne s'engage pas concrètement à réformer l'actuel Bureau de Vérification de la Publicité pour le transformer en autorité administrative indépendante (23).
L'objectif de rendre l'Etat exemplaire dans sa gestion comme dans ses achats est intégré. La candidate propose ainsi un certain nombre de mesures comme l’engagement des administrations et entreprises publiques et des grandes entreprises françaises à remplacer progressivement leurs flottes captives par des véhicules économes ou encore l'adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public (logements sociaux, écoles, hôpitaux …) mais les moyens proposés restent encore insuffisants (24).
Le débat télévisé aura lieu ailleurs,affirme J.Lang
PÂRIS (Reuters) - L'équipe de campagne de Ségolène Royal ne renonce pas à l'idée d'organiser un débat télévisé avec François Bayrou, a déclaré Jack Lang.
Un tel débat était prévu samedi sur Canal+, i-Télé et retransmis sur France Inter mais a été annulé, la chaîne cryptée avançant les contraintes de temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
"Nous trouverons une autre chaîne. Nous ne renonçons pas", a déclaré Jack Lang sur France 2.
Le conseiller spécial de Ségolène Royal, disant se fonder "sur des informations précises" en sa possession, a affirmé que "l'équipe de Nicolas Sarkozy a saboté l'organisation et la préparation de ce débat". entre la candidate socialiste et le président de l'UDF, arrivé troisième au premier tour du scrutin présidentiel dimanche dernier.
"Un temps de parole a été proposé à Nicolas Sarkozy, soit demain (samedi), soit dimanche", a ajouté Jack Lang, jugeant, et le déplorant, que "Canal+ n'avait pas à se soumettre à cette opération d'intimidation".
Un tel débat était prévu samedi sur Canal+, i-Télé et retransmis sur France Inter mais a été annulé, la chaîne cryptée avançant les contraintes de temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA).
"Nous trouverons une autre chaîne. Nous ne renonçons pas", a déclaré Jack Lang sur France 2.
Le conseiller spécial de Ségolène Royal, disant se fonder "sur des informations précises" en sa possession, a affirmé que "l'équipe de Nicolas Sarkozy a saboté l'organisation et la préparation de ce débat". entre la candidate socialiste et le président de l'UDF, arrivé troisième au premier tour du scrutin présidentiel dimanche dernier.
"Un temps de parole a été proposé à Nicolas Sarkozy, soit demain (samedi), soit dimanche", a ajouté Jack Lang, jugeant, et le déplorant, que "Canal+ n'avait pas à se soumettre à cette opération d'intimidation".
Bayrou se dit certain que Sarkozy a fait pression sur Canal+
PÂRIS (Reuters) - François Bayrou affirme que Nicolas Sarkozy a exercé des pressions pour empêcher la tenue du débat télévisé qu'il devait avoir avec Ségolène Royal samedi sur l'antenne de Canal+.
"Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", a déclaré le président de l'UDF au micro de RTL.
"Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là où on en est", a-t-il ajouté.
Ce débat entre la candidate socialiste, qui sera face à Nicolas Sarkozy au second tour le 6 mai, et le candidat arrivé en troisième position au premier tour serait inédit dans une campagne présidentielle en France.
Canal+, qui avait proposé d'accueillir cette rencontre, a retiré son offre jeudi faisant valoir le respect des règles du temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le CSA a démenti être intervenu auprès de la chaîne cryptée pour annuler la tenue du débat.
L'UMP, par l'intermédiaire de François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy et "premier ministrable", avait, avant la déclaration de François Bayrou, minimisé la polémique. Ce débat, dit-il dans un entretien accordé à 20 Minutes, "n'est pas un événement politique mais un coup médiatique".
Certains commentateurs politiques notent que la tenue d'un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou - avant celui que les deux finalistes auront le 2 mai comme c'est de tradition dans l'entre-deux tours - pourrait gêner le candidat de l'UMP, qui se verrait d'une certaine manière ravir la vedette.
François Bayrou qui, lors de cette même conférence de presse mercredi à Paris, a évoqué "la proximité (de Nicolas Sarkozy) avec les milieux d'affaires, les puissances médiatiques", a dit disposer d'éléments à l'appui de son affirmation que l'ancien ministre de l'Intérieur était intervenu et avait fait pression.
Il a dit s'appuyer "sur des témoignages nombreux (de pressions) adressées pas seulement à la direction de Canal+ mais à tous ceux qui s'intéressaient à ce débat et avaient l'intention de le retransmettre".
"Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant, ou en prétendant, qu'il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat", a ajouté François Bayrou. "Ceci est absolument faux".
Le dirigeant centriste, dont l'UMP et le PS se disputent en prévision du second tour les quelques sept millions d'électeurs qui ont voté pour lui dimanche dernier, a affirmé qu'il n"acceptera pas que "dans mon pays on verrouille l'information".
"Ici, par toute une série de réseaux (...), qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a ajouté François Bayrou.
"On est en train de choisir le chemin d'une régression immense qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés", a poursuivi le dirigeant centriste.
"Et songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu?".
"Je n'en ai pas la preuve mais j'en ai la certitude", a déclaré le président de l'UDF au micro de RTL.
"Lorsque j'ai tenu une conférence de presse mercredi j'ai parlé de la part de Nicolas Sarkozy d'intimidation et de menace. C'est exactement là où on en est", a-t-il ajouté.
Ce débat entre la candidate socialiste, qui sera face à Nicolas Sarkozy au second tour le 6 mai, et le candidat arrivé en troisième position au premier tour serait inédit dans une campagne présidentielle en France.
Canal+, qui avait proposé d'accueillir cette rencontre, a retiré son offre jeudi faisant valoir le respect des règles du temps de parole imposées par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Le CSA a démenti être intervenu auprès de la chaîne cryptée pour annuler la tenue du débat.
L'UMP, par l'intermédiaire de François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy et "premier ministrable", avait, avant la déclaration de François Bayrou, minimisé la polémique. Ce débat, dit-il dans un entretien accordé à 20 Minutes, "n'est pas un événement politique mais un coup médiatique".
Certains commentateurs politiques notent que la tenue d'un débat entre Ségolène Royal et François Bayrou - avant celui que les deux finalistes auront le 2 mai comme c'est de tradition dans l'entre-deux tours - pourrait gêner le candidat de l'UMP, qui se verrait d'une certaine manière ravir la vedette.
François Bayrou qui, lors de cette même conférence de presse mercredi à Paris, a évoqué "la proximité (de Nicolas Sarkozy) avec les milieux d'affaires, les puissances médiatiques", a dit disposer d'éléments à l'appui de son affirmation que l'ancien ministre de l'Intérieur était intervenu et avait fait pression.
Il a dit s'appuyer "sur des témoignages nombreux (de pressions) adressées pas seulement à la direction de Canal+ mais à tous ceux qui s'intéressaient à ce débat et avaient l'intention de le retransmettre".
"Il se trouve que ce débat a été annulé en arguant, ou en prétendant, qu'il y avait des règles du CSA et une demande du CSA qui empêcherait la tenue du débat", a ajouté François Bayrou. "Ceci est absolument faux".
Le dirigeant centriste, dont l'UMP et le PS se disputent en prévision du second tour les quelques sept millions d'électeurs qui ont voté pour lui dimanche dernier, a affirmé qu'il n"acceptera pas que "dans mon pays on verrouille l'information".
"Ici, par toute une série de réseaux (...), qui rapprochent de très grandes puissances financières et de très grandes puissances médiatiques autour de Nicolas Sarkozy, des interventions directes sont faites auprès des rédactions, sont faites auprès des chaînes, de manière que l'information se trouve verrouillée", a ajouté François Bayrou.
"On est en train de choisir le chemin d'une régression immense qui met en cause le droit élémentaire des Français à être informés", a poursuivi le dirigeant centriste.
"Et songez que Nicolas Sarkozy n'est pas encore élu. Alors, qu'en sera-t-il s'il est élu?".
Ségolène Royal sur TF1.
Ségolène Royal affirme que son projet de Contrat « est très efficace et je la mettrai en œuvre".
Insistant sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées", elle ajoute que "dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage, les aides économiques qui ne sont pas justifiées".
A propos de l'éventualité d'une nomination de François Bayrou comme Premier ministre si elle était élue présidente, Ségolène Royal précise : "Je crois que nous n'en sommes pas là. De toute façon, le choix des ministres, je l'ai souvent dit, se fera sur des critères politiques" notamment celui de faire partie de "la majorité présidentielle".
"Il n'est pas dans la tradition de donner à l'avance le nom de son Premier ministre ou la composition de son gouvernement. Mais rassurez-vous, j'ai des idées, je suis prête, je crois pouvoir rassembler une équipe très talentueuse autour de moi pour faire en sorte que la France aille mieux".
Elle confirme être prête à accueillir des ministres UDF au sein de son gouvernement: "je le dis sans détour. J'ai vu qu'on m'avait reproché d'avoir dit cela, ici ou là, mais je le dis clairement devant tous les Français et pas dans des tractations de couloirs".
"Ce ne sont pas des tractations de partis politiques, nous n'en sommes pas là, mais ma responsabilité politique, c'est de rénover la politique française, donc je fais cet effort, je tends cette main parce que je crois que des millions de Français attendent que l'on rénove la politique et que l'on puisse rassembler les meilleures idées, celles qui peuvent marcher"
Intérrogée sur les régimes spéciaux des retraites, elle répond "Il y a d'autres injustices plus criantes que celles des régimes spéciaux, je pense en particulier à ce qu'ont subi les femmes du fait de la réforme Raffarin sur les retraites".
Les femmes ont été "durement pénalisées" par la réforme "puisque ce sont souvent les femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants et qui ont subi du chômage partiel".
Soulignant que l'"on voit aujourd'hui des femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui partent à la retraite avec un niveau de retraite à peine supérieur au minimum vieillesse", la candidate socialiste assure : "c'est insupportable et là dessus je réformerai la loi sur les retraites".
Sur l’alignement de la durée de cotisation entre le public et le privé, Ségolène Royal souhaite "des convergences pour que les Français aient le sentiment que les efforts sont équitablement répartis".
Elle répète que "toutes les modifications du droit social seront précédées d'une négociation entre partenaires sociaux".
Concernant le débat avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal rappelle "Cette campagne a été très longue, donc je pense pouvoir maîtriser". Elle ajoute "maîtriser les sujets avec compétence, avec détermination, avec constance, avec sérénité, avec un équilibre intérieur, je crois sans faille".
"J'ai surmonté beaucoup d'épreuves pour être ce soir devant vous, ça n'était pas prévu au départ". "Moi, je n'ai pas je ne sais quelle nouvelle marche à monter pour moi-même".
"J'ai été portée par un mouvement populaire, par une opinion. Je veux gagner cette élection".
La candidate revient sur "quinze ans d'itinéraire politique, où sans y penser, petit à petit les choses se sont enclenchées, se sont engagées, se sont succédées" et rappelle "les sept ans auprès de François Mitterrand", puis son poste "de députée d'un département rural pendant quatre mandats successifs". Et "je voyais que les électeurs me faisaient confiance". "Après je me suis occupée de ma région et ensuite il s'est passé le débat interne".
"J'ai senti un soutien des gens, un soutien populaire, c'est cela qui m'a apporté c'est pour cela que j'ai une responsabilité majeure. Je mesure la chance qui est la mienne et aussi la gravité du moment".
Insistant sur la nécessité que les 63 milliards d'aides économiques accordées chaque année aux entreprises "soient beaucoup plus ciblées", elle ajoute que "dans le système économique actuel il faut mettre fin à toutes les formes de gaspillage, les aides économiques qui ne sont pas justifiées".
A propos de l'éventualité d'une nomination de François Bayrou comme Premier ministre si elle était élue présidente, Ségolène Royal précise : "Je crois que nous n'en sommes pas là. De toute façon, le choix des ministres, je l'ai souvent dit, se fera sur des critères politiques" notamment celui de faire partie de "la majorité présidentielle".
"Il n'est pas dans la tradition de donner à l'avance le nom de son Premier ministre ou la composition de son gouvernement. Mais rassurez-vous, j'ai des idées, je suis prête, je crois pouvoir rassembler une équipe très talentueuse autour de moi pour faire en sorte que la France aille mieux".
Elle confirme être prête à accueillir des ministres UDF au sein de son gouvernement: "je le dis sans détour. J'ai vu qu'on m'avait reproché d'avoir dit cela, ici ou là, mais je le dis clairement devant tous les Français et pas dans des tractations de couloirs".
"Ce ne sont pas des tractations de partis politiques, nous n'en sommes pas là, mais ma responsabilité politique, c'est de rénover la politique française, donc je fais cet effort, je tends cette main parce que je crois que des millions de Français attendent que l'on rénove la politique et que l'on puisse rassembler les meilleures idées, celles qui peuvent marcher"
Intérrogée sur les régimes spéciaux des retraites, elle répond "Il y a d'autres injustices plus criantes que celles des régimes spéciaux, je pense en particulier à ce qu'ont subi les femmes du fait de la réforme Raffarin sur les retraites".
Les femmes ont été "durement pénalisées" par la réforme "puisque ce sont souvent les femmes qui se sont arrêtées pour élever leurs enfants et qui ont subi du chômage partiel".
Soulignant que l'"on voit aujourd'hui des femmes qui ont travaillé toute leur vie et qui partent à la retraite avec un niveau de retraite à peine supérieur au minimum vieillesse", la candidate socialiste assure : "c'est insupportable et là dessus je réformerai la loi sur les retraites".
Sur l’alignement de la durée de cotisation entre le public et le privé, Ségolène Royal souhaite "des convergences pour que les Français aient le sentiment que les efforts sont équitablement répartis".
Elle répète que "toutes les modifications du droit social seront précédées d'une négociation entre partenaires sociaux".
Concernant le débat avec Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal rappelle "Cette campagne a été très longue, donc je pense pouvoir maîtriser". Elle ajoute "maîtriser les sujets avec compétence, avec détermination, avec constance, avec sérénité, avec un équilibre intérieur, je crois sans faille".
"J'ai surmonté beaucoup d'épreuves pour être ce soir devant vous, ça n'était pas prévu au départ". "Moi, je n'ai pas je ne sais quelle nouvelle marche à monter pour moi-même".
"J'ai été portée par un mouvement populaire, par une opinion. Je veux gagner cette élection".
La candidate revient sur "quinze ans d'itinéraire politique, où sans y penser, petit à petit les choses se sont enclenchées, se sont engagées, se sont succédées" et rappelle "les sept ans auprès de François Mitterrand", puis son poste "de députée d'un département rural pendant quatre mandats successifs". Et "je voyais que les électeurs me faisaient confiance". "Après je me suis occupée de ma région et ensuite il s'est passé le débat interne".
"J'ai senti un soutien des gens, un soutien populaire, c'est cela qui m'a apporté c'est pour cela que j'ai une responsabilité majeure. Je mesure la chance qui est la mienne et aussi la gravité du moment".
Ségolène Royal : "Face à la Une", TF1, PPDA, 2ème tour - kewego
Ségolène Royal : "Face à la Une", TF1, PPDA, 2ème tour
le 26/04/07
Ségolène Royal : "Face à la Une", TF1, PPDA, 2ème tour
le 26/04/07
Communiqué EPR Flamanville
Constatant que des militants écologistes occupent le chantier préparatoire à la construction de l'EPR à Flamanville depuis ce matin 26 avril, date anniversaire de l'accident de Tchernobyl, Ségolène Royal rappelle qu'elle remettra en débat la décision prise par le gouvernement de construire cette centrale nucléaire.
Ségolène Royal souligne que cette décision a été prise dans des conditions d'analyse et de débat tout à fait contestables. Le Parti Socialiste s'était opposé à ce choix, constatant avec les partenaires associés au débat public l'absence d'étude d'impact sérieuse, en particulier concernant les 150 kilomètres de ligne THT liés à la centrale. Les participants au débat avaient également critiqué la faiblesse des justifications avancées pour engager cet investissement. Ségolène Royal considère qu'on ne peut engager l'avenir énergétique de notre pays sans un débat approfondi non seulement sur l'EPR mais sur l'ensemble du dossier. Si elle élue, elle engagera ce débat au lendemain de la Présidentielle pour mobiliser les citoyens et les acteurs économiques sur trois objectifs qui doivent être conciliés : consommer moins d'énergie, car l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas ; développer de manière volontariste les filières d'énergies renouvelables, y compris en décentralisant en proximité leur production ; examiner l'avenir de l'énergie nucléaire.
Le décret autorisant la construction de l'EPR a été publiés par le gouvernement dans la hâte, juste avant le 1er tour de l'élection. Cette pratique est un déni de démocratie. Pour respecter la transparence du débat ce décret sera abrogé.
Ségolène Royal souligne que cette décision a été prise dans des conditions d'analyse et de débat tout à fait contestables. Le Parti Socialiste s'était opposé à ce choix, constatant avec les partenaires associés au débat public l'absence d'étude d'impact sérieuse, en particulier concernant les 150 kilomètres de ligne THT liés à la centrale. Les participants au débat avaient également critiqué la faiblesse des justifications avancées pour engager cet investissement. Ségolène Royal considère qu'on ne peut engager l'avenir énergétique de notre pays sans un débat approfondi non seulement sur l'EPR mais sur l'ensemble du dossier. Si elle élue, elle engagera ce débat au lendemain de la Présidentielle pour mobiliser les citoyens et les acteurs économiques sur trois objectifs qui doivent être conciliés : consommer moins d'énergie, car l'énergie la moins polluante est celle que l'on ne consomme pas ; développer de manière volontariste les filières d'énergies renouvelables, y compris en décentralisant en proximité leur production ; examiner l'avenir de l'énergie nucléaire.
Le décret autorisant la construction de l'EPR a été publiés par le gouvernement dans la hâte, juste avant le 1er tour de l'élection. Cette pratique est un déni de démocratie. Pour respecter la transparence du débat ce décret sera abrogé.
Déclaration de Jack Lang sur l'annulation du débat devant avoir lieu sur Canal +
Sans avoir alerté Ségolène Royal ni François Bayrou, Canal Plus
annonce unilatéralement la suppression du débat prévu entre elle et
François Bayrou.
La chaine invoque des règles d'égalité édictées par le CSA.
Cette affirmation est exactement contraire à la lettre adressée par
Monsieur Michel Boyon le 24 avril à Monsieur Patrick de Carolis, dans
laquelle il est dit qu'un temps équivalent doit être accordé dans la
mesure du possible, à l'autre candidat. Il aurait suffi à Canal Plus
de proposer à Monsieur Sarkozy, un droit d'expression correspondant.
C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information.
Manifestement des pressions politiques sont exercées pour empêcher
cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'état
Sarkozy se croit déjà tout permis.
J'élève la protestation la plus vigoureuse et demande au CSA
d'enjoindre à Canal Plus de respecter les règles édictées par son
Président lui-même.
annonce unilatéralement la suppression du débat prévu entre elle et
François Bayrou.
La chaine invoque des règles d'égalité édictées par le CSA.
Cette affirmation est exactement contraire à la lettre adressée par
Monsieur Michel Boyon le 24 avril à Monsieur Patrick de Carolis, dans
laquelle il est dit qu'un temps équivalent doit être accordé dans la
mesure du possible, à l'autre candidat. Il aurait suffi à Canal Plus
de proposer à Monsieur Sarkozy, un droit d'expression correspondant.
C'est une atteinte intolérable à la liberté d'information.
Manifestement des pressions politiques sont exercées pour empêcher
cette libre confrontation entre deux personnalités nationales. L'état
Sarkozy se croit déjà tout permis.
J'élève la protestation la plus vigoureuse et demande au CSA
d'enjoindre à Canal Plus de respecter les règles édictées par son
Président lui-même.
jeudi 26 avril 2007
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