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dimanche 15 avril 2007
Paroles et musiques d'outre-mer pour Ségolène Royal à Paris
PARIS (Reuters) - Des personnalités originaires d'Outre-mer ont soutenu la candidature de Ségolène Royal lors d'un meeting rythmé par des éloges de la France "riche de sa diversité et de son métissage".
"C'est cette France que Ségolène Royal porte très haut", a déclaré George Pau-Langevin, candidate PS aux législatives dans le XXe arrondissement de Paris et originaire de Guadeloupe, qui a ouvert la rencontre devant quelques centaines de personnes rassemblées dans le gymnase Jean Jaurès du XIXe arrondissement.
Prenant sa suite à la tribune, le premier secrétaire de la fédération de Paris Patrick Bloche s'est dit "révulsé" par les déclarations de Nicolas Sarkozy sur la prédestination génétique.
Le député de Paris a dénoncé la "droitisation voire l'extrême-droitisation" de la campagne du candidat de l'UMP et invité l'assistance - enthousiaste mais peu nombreuse - à faire le pari de "sortir en tête" du premier tour, le 22 avril.
"Avec Ségolène, les originaires d'Outre-mer seront des Français à part entière (?) sans quotas, sans CV anonyme et sans discrimination positive", a assuré José Pentoscrope, délégué national du PS des ultramarins en métropole, en allusion à des propositions de Nicolas Sarkozy.
Il faut "choisir Ségolène, c'est une question de salut public", a-t-il déclaré, attaquant le candidat de l'UMP qui "privilégie le côté religieux, voire ethnique qui n'a rien à voir ni avec la citoyenneté ni avec la laïcité".
"Avec Ségolène, le respect de la diversité est en marche, la République métissée qu'elle propose est la République de nos voeux", a-t-il ajouté.
Ségolène Royal, qui devait prendre la parole avant 21h, s'était rendue fin janvier en Guadeloupe et en Martinique, où, enfant, elle avait habité trois ans.
La candidate a reçu jeudi le soutien de 230 personnalités d'Outre-mer, du poète Aimé Césaire au sprinter Ronald Pognon.
"LA MINORITE DE PERSONNE"
Tout au long du meeting, les chanteurs Meddy Custos, Leila Negrau et Ralf Tamar ont fait encore monter la température dans le gymnase bondé, surplombé de verrières ensoleillées.
"La victoire est nécessaire", a ensuite martelé Stéphane Pocrain, ancien porte-parole des Verts, qui a appelé à voter pour Ségolène Royal dès le premier tour pour battre Nicolas Sarkozy.
L'ancien ministre de l'Intérieur "n'hésite pas à envoyer les forces de police de notre pays traquer les enfants dans les écoles" et "insulte nos enfants en disant qu'il faut les nettoyer au Kärcher", a-t-il lancé.
"Vous ne pouvez pas voter Nicolas Sarkozy", a renchéri Victorin Lurel, député de Guadeloupe.
En cas de victoire du candidat UMP, "vous serez encore plus mal placés" que le reste de la population, a-t-il martelé.
Il a critiqué l'ancien ministre de l'Intérieur, qui "en vadrouille aux Antilles dis 'je vous aime'" et qui "en même temps parle de prédestination génétique". "Ségolène Royal est votre candidate", a-t-il conclu, sous un tonnerre d'applaudissements.
Christiane Taubira, députée de Guyane, a eu droit à une ovation debout.
"Le premier, le plus délicat et le plus gratifiant des défis posés aujourd'hui à la France et à ses dirigeants, c'est de consentir à cette France devenue plurielle et plutôt que d'asphyxier ses capacités de s'ouvrir à ses potentialités", a déclaré l'ancienne candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle, dont le parti soutient Ségolène Royal.
"Il faut dire à nos enfants qu'ils ne sont, ni ici ni ailleurs, la minorité de personne", a-t-elle déclaré, dénonçant la loi "reconnaissant le rôle positif de la colonisation", les propos et les projets de Nicolas Sarkozy et ses "délires pseudo scientifiques".
"Nous savons que c'est aussi nos jeunes qu'ils traitent de racailles" et "qu'ils méprisent en martelant qu'on n'en a assez de la repentance", a-t-elle déclaré, assurant que "nos enfants n'ont pas besoin" de discrimination positive "mais de faire éclater les plafonds de verre".
jeudi 12 avril 2007
Ségolène en meeting à Metz
« Oui, je reviens dans mon pays de Lorraine, et je suis ce soir particulièrement émue. Demain, je serai dans mon village, à Chamagne, où j’ai passé mon enfance et toute mon adolescence, mon collège à Charmes, dans ce chef-lieu de canton, Épinal pour le lycée, Nancy pour l’université. Bref, c’est pour cela que je vous appelle mes frères et mes sœurs car, sans vous, sans la Lorraine, je ne serais pas devant vous ce soir.»
Elle développe devant des milliers de personnes sa vision de la France : « La France présidente, c’est ma façon de dire aux Français : oui, vous allez devoir choisir, je l’ai dit tout à l’heure, entre d’un côté la France des clans, celle des puissances de l’argent, du cac 40 et du MEDEF, celle de l’État confisqué par un seul parti, l’UMP, la France des divisions et des oppositions exacerbées qui nous dressent les uns contre les autres, ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, ceux qui peuvent payer des retraites par capitalisation et ceux qui ne le pourront pas, ceux qui auront les moyens de se soigner et ceux qui ne les auront pas, ceux qui peuvent choisir l’école de leurs enfants et ceux qui n’y songent même pas, celle qui oppose les immigrés d’hier contre ceux d’aujourd’hui, et la liste serait sans fin. Mais ces oppositions-là, c’est une France qui ne marche pas, et c’est une France qui, tôt ou tard, explosera. »
« La France présidente, c’est la France du pouvoir d’achat défendu et celle qui lutte contre les abus bancaires, contre ces surtarifications bancaires insupportables et qui plongent les familles dans l’endettement. Oui, ces tarifications seront contrôlées. Oui, nous protégerons les familles contre le surendettement et contre l’endettement. Oui, nous mettrons fin à ces abus qui font qu’aujourd’hui, les banques font leurs bénéfices sur le dos des plus fragiles et des plus modestes. »
« La France présidente, c’est aussi celle qui investit dans la formation et dans la qualification et dans la matière grise à tous les âges de la vie. C’est celle qui tiendra pour chacun la promesse de l’égalité scolaire, je l’ai dit tout à l’heure. La France présidente prendra tous les moyens de remettre l’école au cœur de tout et en avant de tout, car l’école est le cœur battant de la République. »
« La France présidente apportera aux enseignants la reconnaissance du pays et les moyens d’accomplir leur mission, et la reconnaissance du respect qui leur est due. »
« La France présidente saura pousser chaque élève, depuis la maternelle jusqu’au baccalauréat ou jusqu’à la formation professionnelle, à donner le meilleur de lui-même, à ne pas restreindre ses ambitions, et fera en sorte qu’à chaque étape, le soutien personnalisé dont un enfant et un adolescent a besoin lui soit donné gratuitement, et cela dès la prochaine rentrée scolaire. C’est le soutien scolaire individualisé. »
« La France présidente, c’est celle qui prend le parti pris de répondre à la crise du logement, avec le bouclier logement inclus dans le projet, dans le pacte présidentiel que je vous propose. C’est celle qui sécurise les locataires en créant le service public de la caution, c’est celle qui est capable de tenir sa parole et de construire les 120 000 logements sociaux par an et de les répartir harmonieusement sur l’ensemble du territoire. C’est celle qui lutte contre la spéculation foncière et immobilière qui empêche aujourd’hui de plus en plus de familles de se loger dignement. »
« Et puis la France présidente, c’est celle qui va s’engager et qui va engager l’Europe avec elle dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de la planète. »
« Je suis venue vous parler tout simplement, tout grandement de la France, de celle que nous voulons bâtir ensemble. Je compte maintenant sur chacun et sur chacune d’entre vous, dans cette assemblée chaleureuse, pour faire comprendre à votre tour l’enjeu dont il s’agit : le choix qui s’offre aux Français. »
« On nous dit qu’il y a encore plus de 18 millions d’électeurs indécis. Je respecte cette indécision. Je crois que les Français ont compris que ce choix était très important, qu’une page de l’histoire allait s’écrire, que ce choix allait engager la France pas seulement pour les cinq années qui viennent, mais sans doute, vous l’avez compris, avec la profondeur et la divergence des valeurs et des visions, vous l’avez compris sans doute, pour une génération. »
« Alors je compte sur chacun et sur chacune d’entre vous. Allez convaincre les citoyens un par un, avec ce projet, avec cette explication, avec ce choix, avec ces enjeux, avec cette bataille, projets contre projets, idées contre idées, valeurs de construction contre valeurs de destruction. Allez faire connaître ces nouvelles règles que je vous propose, cet idéal que je veux construire avec vous. »
Elle développe devant des milliers de personnes sa vision de la France : « La France présidente, c’est ma façon de dire aux Français : oui, vous allez devoir choisir, je l’ai dit tout à l’heure, entre d’un côté la France des clans, celle des puissances de l’argent, du cac 40 et du MEDEF, celle de l’État confisqué par un seul parti, l’UMP, la France des divisions et des oppositions exacerbées qui nous dressent les uns contre les autres, ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, ceux qui peuvent payer des retraites par capitalisation et ceux qui ne le pourront pas, ceux qui auront les moyens de se soigner et ceux qui ne les auront pas, ceux qui peuvent choisir l’école de leurs enfants et ceux qui n’y songent même pas, celle qui oppose les immigrés d’hier contre ceux d’aujourd’hui, et la liste serait sans fin. Mais ces oppositions-là, c’est une France qui ne marche pas, et c’est une France qui, tôt ou tard, explosera. »
« La France présidente, c’est la France du pouvoir d’achat défendu et celle qui lutte contre les abus bancaires, contre ces surtarifications bancaires insupportables et qui plongent les familles dans l’endettement. Oui, ces tarifications seront contrôlées. Oui, nous protégerons les familles contre le surendettement et contre l’endettement. Oui, nous mettrons fin à ces abus qui font qu’aujourd’hui, les banques font leurs bénéfices sur le dos des plus fragiles et des plus modestes. »
« La France présidente, c’est aussi celle qui investit dans la formation et dans la qualification et dans la matière grise à tous les âges de la vie. C’est celle qui tiendra pour chacun la promesse de l’égalité scolaire, je l’ai dit tout à l’heure. La France présidente prendra tous les moyens de remettre l’école au cœur de tout et en avant de tout, car l’école est le cœur battant de la République. »
« La France présidente apportera aux enseignants la reconnaissance du pays et les moyens d’accomplir leur mission, et la reconnaissance du respect qui leur est due. »
« La France présidente saura pousser chaque élève, depuis la maternelle jusqu’au baccalauréat ou jusqu’à la formation professionnelle, à donner le meilleur de lui-même, à ne pas restreindre ses ambitions, et fera en sorte qu’à chaque étape, le soutien personnalisé dont un enfant et un adolescent a besoin lui soit donné gratuitement, et cela dès la prochaine rentrée scolaire. C’est le soutien scolaire individualisé. »
« La France présidente, c’est celle qui prend le parti pris de répondre à la crise du logement, avec le bouclier logement inclus dans le projet, dans le pacte présidentiel que je vous propose. C’est celle qui sécurise les locataires en créant le service public de la caution, c’est celle qui est capable de tenir sa parole et de construire les 120 000 logements sociaux par an et de les répartir harmonieusement sur l’ensemble du territoire. C’est celle qui lutte contre la spéculation foncière et immobilière qui empêche aujourd’hui de plus en plus de familles de se loger dignement. »
« Et puis la France présidente, c’est celle qui va s’engager et qui va engager l’Europe avec elle dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de la planète. »
« Je suis venue vous parler tout simplement, tout grandement de la France, de celle que nous voulons bâtir ensemble. Je compte maintenant sur chacun et sur chacune d’entre vous, dans cette assemblée chaleureuse, pour faire comprendre à votre tour l’enjeu dont il s’agit : le choix qui s’offre aux Français. »
« On nous dit qu’il y a encore plus de 18 millions d’électeurs indécis. Je respecte cette indécision. Je crois que les Français ont compris que ce choix était très important, qu’une page de l’histoire allait s’écrire, que ce choix allait engager la France pas seulement pour les cinq années qui viennent, mais sans doute, vous l’avez compris, avec la profondeur et la divergence des valeurs et des visions, vous l’avez compris sans doute, pour une génération. »
« Alors je compte sur chacun et sur chacune d’entre vous. Allez convaincre les citoyens un par un, avec ce projet, avec cette explication, avec ce choix, avec ces enjeux, avec cette bataille, projets contre projets, idées contre idées, valeurs de construction contre valeurs de destruction. Allez faire connaître ces nouvelles règles que je vous propose, cet idéal que je veux construire avec vous. »
lundi 9 avril 2007
Ségolène Royal en réunion publique à Carmaux.
Jean Jaurès a assumé le devoir d'invention et s'est affranchi des dogmes.
"Ici à Carmaux, on sait ce que c'est que de lutter", rappelle Ségolène Royal dans l'ex-cité minière où Jean Jaurès s'est illustré dans la défense des mineurs en grève au tournant du XXe siècle.
Elle célébre Jaurès "révolté par la dure condition ouvrière de son temps" et qui "n'hésite pas à se ranger du côté de ceux qui luttent pour leur dignité".
Le député de Carmaux "dénonçait un système de métal qui traite les hommes comme une marchandise, moi je dis la même chose aujourd'hui".
Mais, Jean Jaurès est aussi celui qui "a assumé le devoir d'invention" et s'est "affranchi des dogmes". Aujourd'hui aussi, "n'ayons peur d'aucune idée, n'ayons pas peur d'avancer, répondons aux problèmes, au désespoir, mettons en mouvement nos intelligences collectives à l'abri de tous les dogmes".
C'est dans ce cadre que Ségolène Royal resitue le "Contrat première chance".
"J'ai le souci de l'efficacité" pour "ceux qui sont désespérés de quelque chose qui ne vient pas". "Avec moi, quelque chose viendra parce que j'aurai la force de bousculer tout ça et que j'ai compris vos impatiences".
Dans cette région où est parlé l'occitan, la candidate socialiste se déclare "favorable à l'enseignement des langues régionales" qui "enrichissent l'identité nationale". "Nous ratifierons la charte des langues régionales".
Elle s'est aussi prononcée pour "une Europe capable de protéger les siens d'une mondialisation mal maîtrisée", tout en se défendant d'être nationaliste. "Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, mais beaucoup y ramène", ajoute-t-elle, citant Jean Jaurès.
"Ici à Carmaux, on sait ce que c'est que de lutter", rappelle Ségolène Royal dans l'ex-cité minière où Jean Jaurès s'est illustré dans la défense des mineurs en grève au tournant du XXe siècle.
Elle célébre Jaurès "révolté par la dure condition ouvrière de son temps" et qui "n'hésite pas à se ranger du côté de ceux qui luttent pour leur dignité".
Le député de Carmaux "dénonçait un système de métal qui traite les hommes comme une marchandise, moi je dis la même chose aujourd'hui".
Mais, Jean Jaurès est aussi celui qui "a assumé le devoir d'invention" et s'est "affranchi des dogmes". Aujourd'hui aussi, "n'ayons peur d'aucune idée, n'ayons pas peur d'avancer, répondons aux problèmes, au désespoir, mettons en mouvement nos intelligences collectives à l'abri de tous les dogmes".
C'est dans ce cadre que Ségolène Royal resitue le "Contrat première chance".
"J'ai le souci de l'efficacité" pour "ceux qui sont désespérés de quelque chose qui ne vient pas". "Avec moi, quelque chose viendra parce que j'aurai la force de bousculer tout ça et que j'ai compris vos impatiences".
Dans cette région où est parlé l'occitan, la candidate socialiste se déclare "favorable à l'enseignement des langues régionales" qui "enrichissent l'identité nationale". "Nous ratifierons la charte des langues régionales".
Elle s'est aussi prononcée pour "une Europe capable de protéger les siens d'une mondialisation mal maîtrisée", tout en se défendant d'être nationaliste. "Un peu d'internationalisme éloigne de la patrie, mais beaucoup y ramène", ajoute-t-elle, citant Jean Jaurès.
jeudi 5 avril 2007
Ségolène Royal en meeting à Bordeaux

A partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 avril, je ne m'adresserai exclusivement qu'aux Français.
"Je veux incarner jusqu'au bout cette République du respect, porter jusqu'au bout l'élévation du débat présidentiel, parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause. C'est pourquoi, à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 22 avril, premier tour de l'élection présidentielle, je ne m'adresserai exclusivement qu'aux Français" et "je refuserai de répondre à toutes les attaques, d'où qu'elles viennent", annonce Ségolène Royal devant plus de 10.000 personnes.
Je ne veux "pas laisser le débat présidentiel se tirer vers le bas", explique la candidate socialiste, qui veut "oublier les agressions verbales de la droite". Elle demande à ses partisans de veiller à ne pas laisser "déformer" ses propos. "Je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer". Il ne faut pas "laisser vilipender la vision de la France que je porte et cela m'aidera à défendre davantage le pacte présidentiel qui va porter le changement profond dont la France a besoin et qu'elle attend".
"J'ai déjà remis au point un certain nombre de choses".
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