mardi 24 avril 2007

Cinq présidents de régions PS lancent un appel aux électeurs de Bayrou

Cinq présidents de conseils régionaux socialistes lancent un appel, mardi 24 avril, aux électeurs du centriste François Bayrou, pour inciter ceux-ci à voter Ségolène Royal au second tour. L'appel est signé par Jacques Auxiette (Pays de Loire), Jean-Yves Le Drian (Bretagne), Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes), Alain Rousset (Aquitaine) et Michel Vauzelle (Paca), ainsi que par des personnalités comme l'avocat Jean-Pierre Mignard, proche de la candidate. Les signataires expliquent que "les enjeux (du second tour) sont considérables pour la démocratie".


"Propositions convergentes"


Les élus demandent "le rassemblement le plus large possible autour de valeurs et de propositions comme le combat pour l'emploi et contre la vie chère, la réforme des institutions, la représentation équitable des électeurs au Parlement, l'excellence gouvernementale, la lutte contre les discriminations, la relance de la construction européenne et la décentralisation, l'élargissement des libertés publiques et l'indépendance de la justice".
"Nous avons entendu des propositions convergentes dans la campagne de François Bayrou. Beaucoup de ses électeurs du premier tour ont toute leur place avec nous au second", écrivent ces présidents de région, en demandant aux centristes de voter Ségolène Royal le 6 mai.
Ils apportent par ailleurs leur soutien à l'appel de leur candidate à François Bayrou pour un débat public.

Bayrou a intérêt à ce que Royal soit élue, affirme Chevènement

PARIS (Reuters) - François Bayrou a tout intérêt à ce que Ségolène Royal remporte l'élection présidentielle car la candidate de gauche veut faire sa place à toutes les sensibilités, déclare Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

"Malgré le score tout à fait remarquable qu'il a réalisé, il ne peut pas être présent au deuxième tour", souligne l'ancien ministre de l'Intérieur dans un entretien publié mardi dans Le Figaro. "Donc, il doit se prononcer en fonction d'une vision de long terme: s'il veut ancrer sa sensibilité dans le paysage politique, il a tout intérêt à ce que Ségolène Royal, qui veut faire place à toutes les sensibilités, soit élue."



Selon Jean-Pierre Chevènement, "c'est à chacun de se déterminer librement" mais "c'est la responsabilité de monsieur Bayrou" de se prononcer sur l'appel au débat que lui a lancé lundi Ségolène Royal.

Il rappelle plusieurs projets de la candidate susceptibles de plaire aux électeurs centristes comme le renforcement de l'indépendance de la justice, un gouvernement "qui rende des comptes", des mesures pour un meilleur pluralisme des médias et l'introduction d'"une dose de proportionnelle" aux élections législatives de 2012.

Inside Valence

Ségolène Royal en meeting à Valence.

Ségolène Royal tient à saluer la participation massive au premier tour de l’élection : « Cet élan civique prouve, pour nous qui avons voulu une campagne participative, prouve que quand la politique s’intéresse aux français, alors les français reviennent vers les urnes. Quand l’espoir d’être écouté et la possibilité de peser sont là, alors les citoyens répondent présents. Et aujourd’hui, on le sait, ce qui est en jeu, ce sont des valeurs fondamentales. Merci aux 9 millions d’électeurs et d’électrices qui m’ont fait confiance dès le premier tour. »

« Si on avait l’affront et la tristesse du 21 avril 2002, merci au peuple français qui aujourd’hui garantit à tous les électeurs pour le second tour un vrai choix. Je remercie aussi ce premier rassemblement, qui a été permis par l’appel sans faille et sans exception hier soir, de tous les candidats et de toutes les candidates de la Gauche et de l’Ecologie, qui ne se sont pas trompés de combat. »

« Une campagne présidentielle, ça n’est pas une union arithmétique, c’est une dynamique, ce n’est pas une addition. C’est un souffle que nous devons entraîner. J’en ai le courage, j’en ai la volonté, j’en ai l’exigence, j’en ai la cohérence, j’en ai la force et avec vous, nous allons gagner ! »

« Une nouvelle campagne commence et c’est vous, qui ce soir, lui donnez tout son sens pour que les Français, pour que les Français qui aujourd’hui sont appelés à avoir peur les uns des autres, à se dresser les uns contre les autres, puissent à nouveau se réconcilier, être fiers de leur pays et s’aimer à nouveau dans cette belle France que nous voulons voir avancer. C’est cela le pacte présidentiel. Je refuse l’affaiblissement de la cohésion républicaine. »

« Ce que je vous propose avec la France Présidente, c’est une démocratie où l’on respire librement, un gouvernement efficace qui s’assigne une obligation de résultat et qui rend des comptes. Un Etat sans gaspillage, sans arrogance, mais sans servilité à l’égard des puissances de l’argent et des libertés publiques garanties. Oui nous sommes nombreux, très nombreux à refuser les dérives excessives d’une concentration excessive du pouvoir, le refus d’un système verrouillé aux mains d’un seul clan et d’un seul parti. Et ma première responsabilité, c’est d’incarner ce changement profond. Je mesure l’honneur qui m’est fait, je n’en tire aucune gloire personnelle. Je mesure la responsabilité qui est la nôtre aujourd’hui et à laquelle vous êtes venus dire ce soir, très nombreux, que vous voulez aussi participer et faire réussir ce changement, ce vrai changement profond, ce souffle nouveau, cette espérance que les Français attendent. »

« Il s’agit aussi de rassembler une majorité de Français sur le pacte présidentiel, sur un projet d’avenir, sur une autre façon de voir le développement durable, sur un véritable projet qui réunit l’efficacité économique, les sécurités collectives, l’excellence écologique et la réforme de la démocratie qui va de paire avec la responsabilité individuelle. Voilà le nouveau modèle de société que je vous propose, celle du donnant-donnant, du gagnant gagnant où chacun est conduit à donner le meilleur de lui-même. »

« C’est pourquoi, je vous appelle à vous mobiliser par ce que je vous propose, c’est à la fois une fidélité aux valeurs de Gauche qui constitue le socle du changement et, en particulier, la conviction qu’une France plus juste est aussi une France plus forte. Mais c’est aussi, au-delà de ces valeurs de Gauche, qui pensent que libéralisme a échoué, qui croient que l’Etat a encore un rôle à administrer pour rendre chaque acteur économique plus efficace, ces valeurs de Gauche qui assurent aussi le maintien de l’accès de tous à la santé et qui refusent les déremboursements et les franchises médicales que proposent le candidat de l’UMP. Et c’est parce que je tiens bon sur ce socle de valeurs qui sécurisent et qui protègent la France, que je peux aujourd’hui vous dire, tournons-nous aussi vers des idées neuves, vers une autre façon de voir le monde, vers une nouvelle conception de la croissance économique, telle que je viens de la décrire, vers la convergence, vers la création de compromis sociaux, vers les intelligences collectives et, en particulier, sur la réforme de la démocratie sociale. C’est cela, moderniser la France, c’est cela l’entraîner vers l’audace, Voilà, le modèle, le beau modèle que je vous propose de bâtir ensemble, voilà la France nouvelle à laquelle je crois. Voilà pourquoi je pense que les vieilles recettes ont faire leur temps et que ceux qui n’ont pas fait leurs preuves pendant 5 ans ne sont pas crédibles pour faire croire aujourd’hui qu’ils n’ont jamais gouverné. »

« Mobilisez-vous, mobilisez-vous ! C’est dans chaque rue, dans chaque quartier, dans chaque campagne, dans chaque maison, qu’il vous appartient de porter ce mouvement, ce mouvement d’espérance, ce souffle d’avenir, cet espoir de réconciliation, cette France rassemblée sur les valeurs que nous portons et auxquelles nous croyons. Dans quelques jours, vous allez choisir le visage et les valeurs de la France. Je veux avec vous faire gagner la France et je vous demande de me faire confiance de mobiliser autour de vous, pour que demain, je sois la Présidente de cette France Présidente, dans une France qui sera fière de son choix, dans une maison France qui se remettra debout en remettant l’éducation au coeur de tout et en avant de tout, en donnant aux familles les moyens de bien élever leurs enfants, en donnant à tous les salariés la dignité dans leur travail et en poussant en avant toutes les énergies dont la France a besoin. Nous avons pour tout cela un devoir de victoire. Je vous appelle à vous mobiliser, en avant ! »

Ségolène Royal a adressé le message suivant à l'occasion de la commémoration du génocide arménien

Ségolène Royal a adressé le message suivant à l'occasion de la commémoration du génocide arménien




Chers amis,

Je suis de tout cœur avec vous en ce 24 avril. Je sais combien, dans chaque famille arménienne, cette journée est un moment de recueillement, de

souvenir et de partage. J'ai une pensée toute particulière pour le journaliste Hrant Dink, Arménien de Turquie, homme de liberté et de vérité, assassiné en janvier dernier par un jeune militant nationaliste, façonné dans la haine de l'autre.

Je suis fière du travail accompli depuis dix ans par les députés socialistes qui, avec les associations arméniennes, ont amené la France à reconnaître le génocide de 1915 et à légiférer pour condamner, sur notre territoire, le négationnisme.

La Turquie devra elle aussi accomplir cet acte de vérité. L'Europe, et en son sein la France qui, sur ce sujet aussi, peut jouer un rôle significatif, a le devoir moral d'accompagner la Turquie sur le chemin de la reconnaissance du génocide des Arméniens. Car les démocraties ont l'obligation de reconnaître toutes les pages de leur histoire.

Ségolène Royal

« C’est une main tendue, à toutes celles et tous ceux qui veulent se reconnaître dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal »

Jean-Louis Bianco invité du journal de France 2.


Interrogé sur le débat public proposé par Ségolène Royal à François Bayrou, Jean-Louis Bianco répond : « C’est une main tendue, d’abord une main tendue à toutes celles et tous ceux qui veulent se reconnaître dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal. C’est un débat public et transparent. »

« Il n’est pas question de petits arrangements entre amis, de négociations d’arrière-boutique, d’échange, comme vous disiez tout à l’heure, de donnant-donnant. Public et transparent ça peut prendre plusieurs formes. Si François Bayrou l’accepte, ça peut être un débat télévisé, ça peut être une rencontre dans un lieu physique, ça peut-être un débat sur Internet. L’essentiel est que rien de ce qui se dise ne soit dit en dehors du contrôle des citoyens. »

Une rencontre « pour rechercher des convergences qui semblent possibles ; mais c’est à François Bayrou de répondre et de le dire ; sur un certain nombre de sujets. Ségolène Royal a cité la modernisation de la vie publique. Nous voulons, je crois, les uns et les autres, mettre fin à une époque où l’Etat a tendance à être approprié par un clan. Nous voulons donner plus de poids à l’opposition. Ségolène Royal a proposé qu’une présidence – la présidence de la commission des finances – soit confiée à l’opposition. Que toutes les grandes désignations se fassent par consensus. Que l’on change les Institutions pour donner plus de place au dialogue, à la démocratie sociale.

« L’Etat partial aussi, que l’Etat ne soit plus soupçonné, comme il en donne la preuve aujourd’hui de favoriser ses amis et non pas de favoriser l’intérêt général. L’Europe : nous sommes des Européens les uns et les autres et nous voulons les uns et les autres, qu’un référendum permette aux Français de se prononcer ; non pas comme Nicolas Sarkozy, un traité qui met de côté le peuple, mais un référendum qui s’adresse au peuple. L’écologie, l’excellence environnementale aussi peut nous rassembler. »

« Je crois que c’est un geste important, c’est un signe d’ouverture, c’est une main tendue dans le respect de ce que Ségolène Royal a toujours dit, car elle n’a jamais varié. Vous n’avez pas entendu un discours avant le premier tour, un discours après le premier tour. Elle garde le même pacte présidentiel, les mêmes propositions, la même volonté de montrer que l’efficacité économique passe par la justice sociale. »

« Ce n’est pas le grand écart, c’est au contraire la continuation d’un sillon qu’elle a tracé en mettant les Français au cœur du pacte présidentiel. Ségolène Royal propose à celles et ceux qui ont des convergences avec elle, il y en a déjà qui l’ont rejointe, d’autres peuvent la rejoindre mais sur la base d’un engagement, sur des valeurs, sur un texte et sur des mesures. »

« Les voix de tous et de toutes sont impératives. Il n’ y a pas de tri entre les voix, ce sont des Françaises et des Français que nous appelons à se reconnaître dans ce projet pour transformer la France, pour bâtir une France neuve.

Ségolène Royal propose un "dialogue ouvert et public" à François Bayrou sur les "valeurs" pour rechercher des "convergences".

"Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la France avec tous ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique.

Pour faire gagner la France il faut demander une autre dimension à notre rassemblement".

Ségolène Royal souhaite "un débat ouvert sur les idées pour construire des convergences autour d'une volonté de rénovation sans arrière-pensée et sans a priori.

La France a tout à gagner à l'ouverture des idées pour sortir des blocages d'un système dépassé. C'est pourquoi je propose un dialogue public sur la base du pacte présidentiel portant sur la rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions dans les villes et les quartiers, l'appel au peuple francais pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique".

Ségolène Royal a préconisé "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. Si François Bayrou souhaite cette main tendue et ce dialogue autour du pacte présidentiel. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat".

Ce sera d'abord « tout pour Ségolène » avant « tout sauf Sarkozy »

Najat Belkacem sur France Info.


"Le climat est très bon, très enthousiaste", lundi au QG de campagne PS, après "la belle journée d'hier et un score qu'on peut qualifier de très bon" déclare Najat Belkacem.

Pour la campagne du second tour, Ségolène Royal "tiendra un discours de rassemblement, mais un vrai rassemblement, pas celui qu'on a trouvé dans le discours de Nicolas Sarkozy".

"Il faut être dans une campagne positive. Ce sera d'abord « tout pour Ségolène » avant « tout sauf Sarkozy »", explique-t-elle, annonçant deux "thèmes majeurs": "l'urgence sociale" et "la rénovation de la vie politique".

S'agissant des électeurs de François Bayrou, "on ne peut pas dire qu'il s'agit juste d'un vote éphémère, et il va falloir nous ouvrir désormais à ces électeurs qui sont pour la plupart en dehors du clivage gauche-droite".

Le vote Bayrou "c'est un rejet de Nicolas Sarkozy, et je ne vois pas comment cela peut se transformer en un soutien au second tour".

Maintenant il faut créer quelque chose de nouveau. Il faut tendre la main.

Maintenant il faut créer quelque chose de nouveau. Il faut tendre la main.

Julien Dray sur RMC.


Interrogé sur les résultats du premier tour, Julien Dray répond : « Si vous m’aviez dit à la même heure, hier matin, que la candidate socialiste serait au même score que François Mitterrand en 1981, j’aurais signé tout de suite et j’aurais été très content et donc je suis content. Si on regarde ce qui s’est passé tout au long des cinq mois qui viennent de s’écouler, au regard des coups tordus qu’elle a du subir, y compris on en a eu un encore hier soir avec monsieur Besson par exemple, on voit que la candidate socialiste a été solide, qu’elle a résisté, qu’elle a porté l’espoir. Elle est maintenant dans une nouvelle campagne qui commence, elle n’est plus simplement la candidate du Parti socialiste. Ce matin, elle est déjà la candidate d’une gauche qui s’est spontanément, je dirais, ou automatiquement, rassemblée. C’est bien. Maintenant il faut créer quelque chose de nouveau. Il faut tendre la main. Il faut rassembler. »

« Il y a un électorat qui est aujourd’hui indécis. On le voit bien autour de ce qu’a représenté François Bayrou, qui veut le changement, qui veut certainement aussi une forme de recomposition politique. Il faut aussi prendre en considération ça. »

« La question qui est posée à François Bayrou comme à ses électeurs, je parlais de François Bayrou en tant qu’individu, c’est de savoir ce qu’il veut pour notre pays. Il ne peut pas geler 18% du corps électoral en leur disant, on fait maintenant une parenthèse et on attend 2012 pour une nouvelle recomposition politique. Le pays n’attend pas. Le pays a besoin de réformes, le pays a besoin d’avancées et donc il y a une responsabilité personnelle de chacun des électeurs de François Bayrou par rapport à la vie de notre pays. Et donc la question qui est posée, c’est simple. Est-ce qu’on veut une VIème République ? C’est à dire est-ce qu’on veut une nouvelle pratique du pouvoir ? Est-ce qu’on veut des réformes qui prennent en considération la réalité sociale de notre pays ? C’est à dire les difficultés qui sont subies au quotidien par nos concitoyens et dont on a vu qu’elles étaient au centre de leurs préoccupations. Je pense en matière d’emploi, en matière de chômage, en matière de pouvoir d’achat, en matière de logements. Voilà. Donc la question qui est posée, elle est la suivante : est-ce qu’on veut un changement réel dans notre pays. Quelles sont les formes de ce changement parce que c’est ça qui va distinguer aujourd’hui Nicolas Sarkozy de Ségolène Royal ? Il y a d’un côté une volonté d’opposer les Françaises et les Français par aussi une affirmation d’un modèle de droite dure, libérale. Et il y a la volonté de refonder, peut-être, le modèle républicain en le modernisant mais en gardant aussi ce qui fait sa substance, c’est à dire la solidarité. »

Dominique Voynet soutient Ségolène Royal

Marie-Georges Buffet soutient Ségolène Royal

lundi 23 avril 2007

Réaction Marianne James.

Ségolène Royal au siège de campagne

Déclaration de Ségolène Royal.

Réactions des responsables socialistes après l’annonce des résultats.

Pour François Hollande :"Ségolène Royal a rassemblé beaucoup plus largement que le Parti socialiste et beaucoup d'électeurs de gauche qui pouvaient avoir une autre culture ont voté dès le 1er tour pour Ségolène Royal pour lui permettre, et c'est le cas ce soir, d'être en dynamique maintenant pour le succès".

"Ce qu'il faut faire, c'est un rassemblement très large autour du pacte de Ségolène Royal et faire en sorte que ceux qui n'ont pas voté pour le candidat de la majorité sortante se retrouvent, sur le changement et les propositions de Ségolène Royal".

Jack Lang salue le "succès personnel" de Ségolène Royal au premier tour de l'élection présidentielle et appelle les électeurs à "faire bloc" autour d'elle au second tour.

Il estime que "demain, elle pourra être une présidente qui tiendra solidement les rênes de l'Etat".

Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne de Ségolène Royal, se félicite de la "fin du cauchemar" après la qualification de la candidate socialiste au second tour de la présidentielle.

Ce succès "efface" la "triste date" du 21 avril 2002 où la gauche avait été éliminée du second tour.

Mais il salue aussi une "merveilleuse nouvelle pour la démocratie", avec le fort taux de participation des Français au scrutin, qui est, "une première victoire" pour Ségolène Royal "qui dès le début, s'est adressée aux Français directement".

"Aujourd'hui, les Français ont pris la parole et croyez-moi avec Ségolène Royal, ils continueront à la garder".

Pour Jean-Michel Baylet, président du PRG, "la démocratie sort renforcée de la participation sans précédent". "La détermination et le courage de Ségolène Royal ont permis de créer un élan qui doit aller en s'amplifiant"."Maintenant, il faut rassembler le plus largement possible et porter haut et fort le 'Pacte présidentiel' de la candidate socialiste, seul projet capable de relever la France et d'assurer un véritable changement".